Les IVG bientôt prises en charge à 100%

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Les IVG bientôt prises en charge à 100%
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3’ CHRONO - François Hollande l'avait promis durant sa campagne. 

L’interruption volontaire de grossesse (IVG) gratuite pour tous. Cette promesse de campagne du candidat Hollande devrait se concrétiser dans les mois à venir, rapporte jeudi le quotidien Les Echos. Cette réforme devrait en effet figurer dans le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, présenté lundi. Europe1.fr vous résume ce qu’il faut retenir de cette probable réforme.

• Quelles sont les règles actuellement ? Aujourd’hui, seules les bénéficiaires de la Couverture maladie universelle (CMU) sont intégralement remboursées. Pour les autres, l’Assurance maladie rembourse entre 70% et 80% des frais médicaux. Ces derniers vont de 200 à 450 euros selon la méthode utilisée (IVG par voie médicamenteuse ou par chirurgie) et le lieu de l’intervention (hôpital ou cabinet médical).

Qu’est-ce qui change ? Désormais, le taux de remboursement sera le même pour toutes, c’est-à-dire 100%, avec ou sans mutuelle. Les autres règles restent inchangées : l’IVG est confidentielle mais pas anonyme, il n’y a pas d’âge minimum et l’accord des parents n’est pas nécessaire. Les mineures doivent néanmoins venir accompagnées d’une personne majeure. L’IVG ne peut être pratiquée qu’avant la fin de la douzième semaine de grossesse.

27.09 planning familial IVG avortement

© MAX PPP

Comment ont réagi les associations ? "C'est une mesure très importante, notamment pour les femmes qui sont de plus en plus précarisées et qui n'ont pas de complémentaire santé", s’est félicitée la secrétaire générale du Planning familial, Marie-Pierre Martinet.

Pourquoi en veulent-elles pourtant plus ? Si les structures qui accompagnent les femmes en détresse se félicitent de la mesure, elles redoutent néanmoins une efficacité très limitée. Jugeant les IVG comme une opération pas assez rentable, un nombre croissant de médecins et d’hôpitaux ont en effet arrêté de le pratiquer. Résultat, même gratuit, l'avortement restera difficile d'accès. Les associations souhaitent donc que l'acte soit mieux rémunéré pour que chaque région dispose d’un nombre minimum de centres pratiquant l’IVG.