Les intempéries ont coûté "500 millions" aux agriculteurs

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Les intempéries ont coûté "500 millions" aux agriculteurs
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LE CHIFFRE - Le principal syndicat agricole estime que la facture dépassera le demi-milliard d'euros.

LA FACTURE. Les intempéries vont coûter cher, très cher même puisque rien qu'en matière d'agriculture, la facture dépasserait le demi-milliard d'euros. C'est Xavier Beulin, le président de la FNSEA, le principal syndicat agricole, qui l'a estimé, jeudi matin, sur Europe 1. "Ça pourrait se monter à plus de 500 millions d'euros", a-t-il expliqué, soulignant toutefois qu'il "faudra affiner". "Il y a près de 300.000 hectares en France qui ont été détruits ou qui n'ont pu être semés. Et à 1.500 euros par hectare, ça va très vite", a-t-il ajouté.

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"Nous allons en appeler à la solidarité nationale"par Europe1fr

Menace sur l'avenir. Xavier Beulin n'a pas seulement dressé le constat de cette année, il s'est aussi projeté. Et vu la violence des ces intempéries, les vingt-quatre mois qui viennent s'annoncent difficiles pour les agriculteurs concernés. "Les arboriculteurs ont beaucoup souffert, des vignes sont vraiment massacrées, c'est ce qu'on appelle des pertes de fonds", a détaillé le président de la FNSEA, précisant que "la récolte actuelle est évidemment complètement détruite", mais "celles des deux prochaines années pourraient être également compromises."

Appel à la "solidarité nationale". Après un "bon diagnostic", Xavier Beulin compte "faire appel à la solidarité nationale, à travers l'Etat, le fonds des calamités agricoles, les assureurs, et la mise en place de dispositifs de solidarité". Le président de la FNSEA, présent jeudi et vendredi à la Conférence sociale, a réitéré ses appels à la mise en place de "dispositifs préventifs". "Ce sont des systèmes assurantiels (...) collectifs (...) de type assurance automobile : vous souscrivez un contrat, l'important pour l'agriculture, vu la masse des dégâts qui peuvent être concernés par des éléments exceptionnels, il faut une réassurance publique, c'est là où l'Europe et les Etats membres, la France en l'occurrence, doivent apporter leur contribution."

Déjà trois morts dans le Sud-Ouest.Trois personnes sont mortes suite aux fortes intempéries. Une septuagénaire est morte noyée dans la nuit de mardi à mercredi près de Lourdes. Mercredi après-midi, un homme âgé de 75 ans est mort après avoir été emporté dans les flots d'une rivière en crue, sous les yeux de son fils, à Luz-Saint-Sauveur, dans les Hautes-Pyrénées et jeudi matin, une femme a été retrouvée noyée dans sa voiture dans les Landes.