Les infirmiers ont semé la pagaille

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Les infirmiers ont semé la pagaille
@ EUROPE1/Nicolas Chauvin
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Ils ont paralysé mardi, pendant plusieurs heures, la gare Montparnasse à Paris.

La gare Montparnasse à Paris a été complètement paralysée mardi durant plusieurs heures par des centaines d'infirmiers anesthésistes en grève venus de toute la France, qui ont occupé les voies pour demander une reconnaissance de leur spécialité au niveau master.

Des retards sur plusieurs TGV

Au total, plus de 60 TGV et plus d'une centaine de TER et transiliens ont été affectés par l'action surprise des manifestants, surgis vers 13H00 dans la gare. Certains trains au départ de Montparnasse ont été annulés. Ceux qui arrivaient de province se sont arrêtés en gare de Massy TGV, les voyageurs devant emprunter le RER C pour finir d'arriver à Paris. Le trafic n'a repris que progressivement en début de soirée.

La compagnie ferroviaire a porté plainte pour "entrave à la circulation des trains", affirmant que "près de 100.000 voyageurs" au total ont été "impactés".

18.05.Infirmier manifestation gare Montparnasse

© EUROPE/Nicolas Chauvin

Une délégation au ministère de la Santé

De son côté, le ministère a précisé qu'une délégation avait été reçue dans l'après-midi par la Direction générale de l'organisation des soins et qu'un calendrier de réunions avait été fixé avec plusieurs prévues dès le mois de juin.

Réunis à l'appel de leurs trois principaux syndicats (le Syndicat national des infirmiers anesthésistes, la CGT et SUD), ils étaient 2.500 à 3.000 infirmiers anesthésistes, selon les syndicats, et 1.200 selon la police au départ de la manifestation. Sur toute la France, il y avait 80 à 100% selon les syndicats et 64,7% à 16H00 selon le ministère. Cette grève a entraîné la fermeture d'une partie des blocs opératoires pour la journée.

Etant donné que la grève était programmée depuis trois semaines, les hôpitaux ont eu le temps de s'organiser et seuls certains actes prévus et non urgents ont été repoussés, les urgences ayant bien sûr été assurées, a-t-on indiqué au ministère de la Santé. Les infirmiers anesthésistes ont commencé depuis plusieurs semaines un mouvement de protestation. Ils dénoncent la non-reconnaissance de leur spécialité par le protocole Bachelot et la possibilité pour des infirmiers n'ayant pas suivi leurs deux années de formation de pratiquer des actes d'anesthésie.

Les 7.500 infirmiers anesthésistes en France, qui assistent notamment les médecins anesthésistes dans les blocs opératoires, suivent cinq années d'études: trois ans de formation initiale pour le diplôme d'Etat puis après deux années d'exercice du métier, deux nouvelles années de formation.

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