Les Français peu friands de l’aspartame

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Les Français peu friands de l’aspartame
20% de Français consomment l'équivalent de sept comprimés d'aspartame par jour
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EXCLU - Selon une étude du Credoc, seul un Français sur cinq consomme l'édulcorant décrié.

Les Français ne raffolent pas de l'aspartame. Une étude inédite, menée par le Centre de recherche et pour l'étude et l'observation des conditions de vie révèle que seule une personne sur cinq consomme cet édulcorant en France dont l’innocuité est remise en cause.

Profil type des consommateurs ? Une femme, souvent au régime et plutôt sans enfant. Parmi les personnes les plus accros à l'aspartame, figurent aussi les jeunes de moins de 30 ans. Ils en consomment essentiellement sous forme de boissons type sodas light. Mais, après la quarantaine, les habitudes changent. L'édulcorant s'utilise alors de préférence en sucrettes, dans le thé ou le café. Au final, ces 20% de Français avalent 60 mg d'aspartame par jour, soit l'équivalent d'une canette ou de 7 comprimés.

Dans les boissons light

Cette faible consommation s'explique avant tout par le prix de ces aliments. Les produits allégés sont plus chers que les produits classiques. Ainsi, entre 2007 et 2010, la part des boissons light dans l'ensemble de la consommation de sodas est passée de 24 à 17%. Une tendance qui vaut aussi pour les produits laitiers.

Les consommateurs se tournent désormais vers les produits de qualité, labellisés comme les volailles. Les aliments dits gourmands comme les pâtisseries ont également le vent en poupe. La revanche du gras et du sucré est en marche.

Selon le Credoc, les Français sont lassés de se demander si ce qu'ils mangent est bon pour leur santé. Les messages sanitaires, comme le fameux cinq fruits et légumes par jour, ne les inquiètent plus. Désormais, ils remplacent les aliments "santé" par les aliments "plaisir".

L'aspartame sous surveillance

Une tendance sans doute renforcée par les interrogations récurrentes sur la dangerosité de l'aspartame. De nombreuses études scientifiques se sont accumulées ces dernières années, parfois contradictoires. L'une d'entre elles, publiée en 2010, montrait que l'aspartame augmentait les risques d'accouchement prématuré et favorisait l'apparition de cancer du foie et du poumon. En février 2010, les experts de l'Autorité européenne de sécurité des aliments ont, eux, écarté tout risque concernant l'édulcorant.