Les Français grelottent pour faire des économies

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Les Français grelottent pour faire des économies
Le gaz et l'électricité coûtent cher aux Français les plus modestes, qui sont nombreux à renoncer à se chauffer l'hiver.
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Par souci financier, beaucoup de Français ont renoncé à bien se chauffer l’hiver.

Les Français sont de plus en plus nombreux à greloter durant l’hiver, et ce pour des raisons financières. D’après une étude de l’Insee sur la précarité énergétique rendue publique mardi, la proportion de personnes qui affirment avoir froid chez elles l’hiver a augmenté de 35% en l’espace de dix ans.

En effet, si en 1996, 10,9% des ménages français affirmaient avoir eu froid au cours de l’hiver, ils étaient 14,8% en 2006, ce qui représente 3 millions et demi de foyers au total.

La météo n’y est pour rien

Et, l’augmentation du nombre de frileux n’a rien à voir avec une météo rigoureuse. En effet, afin que la comparaison soit fiable, les équipes de l’Insee ont pris soin de choisir deux hivers équivalents en termes de température.

Autre remarque formulée par l’institut, parmi les ménages qui disent avoir eu froid l’hiver, beaucoup (21,5%) auraient eu les moyens de se chauffer convenablement, mais ont fait des arbitrages dans leur budget, de manière à privilégier d'autres dépenses.

Les ménages modestes sont les plus touchés

Les ménages modestes sont les plus touchés, car, détaille l’Insee, ils cumulent les contraintes financières et un habitat peu performant. Quelques 621.000 ménages seraient dans ce cas de figure.

Ainsi, la majeure partie des Français concernés sont locataires et non propriétaires et habitent des logements collectifs. Parmi eux figurent une proportion importante de jeunes, de chômeurs et de familles monoparentales.

On a plus chaud au Nord !

Enfin, l’Insee livre une conclusion étonnante, en notant une forte disparité Nord-Sud. Au détour de l’étude, on apprend en effet que c’est dans le Sud que les Français grelottent le plus. Les températures extérieures y sont peut-être moins froides que dans le Nord, mais l’isolation thermique de l’habitat y est de fait moins développée.