Les explications de Florence Lamblin

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Les explications de Florence Lamblin
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L’élue  visée par une affaire de blanchiment dit avoir "perpétué" une situation existante.

Florence Lamblin a livré sa version des faits aux enquêteurs. L’élue écologiste du XIIIe arrondissement de Paris, mise en examen après le démantèlement d’un vaste réseau de blanchiment d’argent de la drogue, a expliqué avoir "perpétué" un "état de fait" depuis 2005, selon les propos recueillis vendredi par le journal Le Parisien.

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"C’était un compte familial, non déclaré"

Florence Lamblin a expliqué qu’à l’origine, l’argent appartenait à son arrière-grand-père. "C’était un compte familial, non déclaré", a-t-elle précisé aux enquêteurs, selon le journal Le Parisien. Ce compte, que sa mère lui a donné en 2005, était garni de 450.000 à 500.000 euros.

Régulièrement, Florence Lamblin allait à Genève pour retirer du liquide, "environ 9.000 euros par an". "Je savais que c’était illégal de rapatrier des fonds", a reconnu l’élue.

Cet argent permettait à Florence Lamblin de régler notamment ses dépenses de la vie courante mais aussi pour ses vacances ou des anniversaires, comme celui de sa fille où l’élue avait loué pour 1.000 euros une péniche sur la Seine. "J’ai très peu utilisé ma carte bleue", a-t-elle admis face aux policiers.

Un compte qui mettait l’élue "mal à l’aise"

Durant l’été dernier, Florence Lamblin décide de rapatrier en France l’intégralité du compte. Pour quelle raison ? "Je suis une élue. Avoir un compte en Suisse me paraissait risqué et me mettait mal à l’aise", a-t-elle répondu au x enquêteurs.

Un intermédiaire que  Florence Lamblin assure ne pas connaître lui a alors remis 355.000 euros "dans un sac de supermarché" en août dernier. De retour chez elle, elle a caché l’argent dans une commode avant de le placer dans le coffre d’une banque.

"A aucun moment, je n’ai pensé que cet argent provenait d’un trafic de stupéfiants", a-t-elle affirmé aux enquêteurs, selon Le Parisien. Avant d’ajouter : "je pensais que c’était mon argent du compte suisse que je récupérais en liquidités".