Les détecteurs de radars loin d’être à jour

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Les détecteurs de radars loin d’être à jour
Les fabricants d'avertisseurs de radars sont dépassés par la mesure qui interdit ce type d'appareil depuis mercredi. Les utilisateurs ne peuvent les mettre en conformité avec la législation.@ MAXPPP
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Les fabricants d’avertisseurs de radars ont du mal à se mettre en conformité avec la législation.

Depuis jeudi, les utilisateurs d'avertisseur de radars risquent 1.500 euros d’amende et six points de retrait sur leur permis de conduire. Et ce, si les appareils n'ont pas été remis à jour, pour devenir des "assistants d'aide à la conduite". Mais, c’est en théorie. Car les fabricants ne sont pas vraiment prêts pour appliquer la mesure, qui interdit ces appareils, et qui a été publiée mercredi au Journal officiel.

Problème de mises à jour

La difficulté pour les vendeurs est de se mettre en conformité avec ces nouvelles dispositions. Cela devrait prendre plusieurs semaines. C’est le cas notamment du leader du marché français du GPS, TomTom. Le fabricant a avoué à demi-mot à Europe 1 s'être laissé surprendre par la réforme. Résultat : il est aujourd'hui incapable de fournir à ses six millions de clients, une vraie mise à jour avec les "zones de danger" à la place des radars.

TomTom n'a pour l'heure qu'une seule solution à proposer à ses utilisateurs. Selon Europe 1, les possesseurs de l’un de ces appareils doivent connecter leur GPS à leur ordinateur pour supprimer tous les radars enregistrés à l'intérieur.

Chez le principal concurrent, Garmin, des mises à jour gratuites sont disponibles sur Internet pour un grand nombre de ses GPS. Seulement, une fois réalisées, elles ne permettent pas de prouver que si l'utilisateur est bien en règle, si jamais il se fait contrôler.

Pas de solution pour les GPS intégrés aux voitures

Par ailleurs, si le GPS est déjà intégré à la voiture, le conducteur risque d'être en infraction. Et de le rester. Car beaucoup de ces systèmes ne peuvent pas mis à jour et les constructeurs n'ont pour l'instant pas de solution.

Reste que les policiers et les gendarmes, eux-mêmes, ne savent comment doivent se passer les contrôles, ce qui laisse quelques semaines de répit.