Les contrôleurs veulent plus de sécurité

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Les contrôleurs veulent plus de sécurité
Entre 2007 et 2009, les violences envers les agents de la SNCF ont augmenté de près de 32%.@ MAXPPP
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Après l’agression d’un agent, la SNCF va lancer un groupe de travail sur la question.

C’est l’agression de trop. Pour les contrôleurs de la SNCF, l’attaque d’un agent par un passager jeudi cristallise le mal-être d’une profession qui se dit de plus en plus touchée par la violence. Les contrôleurs ont décidé d’exercer leur droit de retrait et les syndicats ont rencontré la direction vendredi. La CGT a annoncé qu'elle déposerait massivement des préavis de grève à l'occasion de la journée nationale d'action prévue par cinq centrales syndicales le 11 octobre contre l'austérité. Le mouvement devrait débuter le 10 au soir. Par ailleurs, un groupe de travail sur la sécurité sera lancé lundi.

Entre 2007 et 2009, les violences envers les agents de la SNCF ont bondi de près de 32%. Et les outrages et insultes ont grimpé de quasiment 30%, selon des chiffres cités par Le Parisien. Certains à la SNCF affirment ainsi aller au travail la peur au ventre. Pour y remédier, les syndicats demandent notamment des réunions régulières au niveau local sur le thème de la sécurité.

Des boîtiers d’alerte

Après l’annonce du droit de retrait des contrôleurs, la direction de l’entreprise ferroviaire s’est empressée de rappeler les mesures déjà adoptées pour remédier au problème de la violence. 300 agents de la police ferroviaire viennent ainsi d’être embauchés et près de 8.000 caméras de vidéosurveillance vont être installées dans les gares d’ici 2013. Et un numéro d’urgence, le 3117, a été mis en place. Il permet aux voyageurs de demander de l’aide s’ils sont victimes ou témoins d’une agression.

D’autres pistes sont encore à l’étude, a confié à Europe 1 Patricia Lacoste, responsable grandes lignes à la SNCF.  "On travaille par exemple sur un boîtier d’alerte qui permet à un contrôleur qui est agressé de demander de l’aide", a-t-elle expliqué.

Mobilisation le 11 octobre

La SNCF planche aussi sur le "filtrage" de ses trains : il s’agit de "vérifier que les clients ont bien des billets avant de monter dans le train". L’entreprise "travaille aussi, à chaque changement de service, sur l’équipement des trains". En clair, "combien faut-il mettre de contrôleurs dans chaque train" pour assurer la sécurité de tous.

La question de la sécurité devrait en tout cas être au menu de la journée de mobilisation du 11 octobre prochain. Pour cette journée nationale d’action interprofessionnelle, la quasi-totalité des syndicats ont appelé à manifester, sans appel à la grève.