Les complices de Treiber face aux juges

  • A
  • A
Les complices de Treiber face aux juges
Jean-Pierre Treiber lors de son arrestation en 2009@ MAXPPP
Partagez sur :

Ils avaient aidé le meurtrier présumé de Géraldine Giraud et Katia Lherbier durant sa cavale.

A leurs yeux, il était "innocent". Quatre personnes soupçonnées d’avoir aidé dans sa cavale en 2009, Jean-Pierre Treiber, le meurtrier présumé de Géraldine Giraud et Katia Lherbier, sont jugées jeudi à Auxerre pour "recel de malfaiteur".

Désormais âgés d'une soixantaine d'années, Régis Charpentier, Michel Huys, sa compagne Marie-Thérèse Fournier et Christian Top avaient été interpellés peu après l'arrestation de Jean-Pierre Treiber. Grâce à eux, le fugitif a échappé à la police pendant plus de deux mois, du 8 septembre et le 20 novembre 2009.  Une cavale rocambolesque et ultra médiatisée, surtout après l’interpellation ratée par le Raid en pleine forêt de Bombon, en octobre 2009.

Treiber trahi par cupidité

Jean-Pierre Treiber trouve alors le soutien de son ancien collègue, Michel Huys, un ancien ouvrier agricole qui avec sa femme Marie-Thérèse Fournier lui offre le gîte et le couvert dans sa ferme des Ecrennes, en Seine-et-Marne. Un jour, un de leurs amis, Christian Top, le dépanne d’un bout de fromage et d’un pot de confiture ce qui lui vaudra d’être arrêté.

Mais, au bout d’un mois, la pression devient trop forte. Le  8 novembre 2009, le couple confie Treiber à un repris de justice, Régis Charpentier. Il abrite le fugitif dans un appartement loué au nom  de sa fille, en plein centre de Melun. C’est là que Jean-Pierre Treiber sera finalement interpellé le 20 novembre 2009, victime de la cupidité et de l’imprudence de son logeur. 

Ils risquent 3 ans de prison

Cet ancien convoyeur de fonds de Loomis a tenté de vendre aux journalistes une interview du fugitif. Trois mois jour pour jour après son arrestation, le 20 février 2010, Jean-Pierre Treiber se suicide en prison, sans avoir été jugé pour les meurtres  de Géraldine Giraud et Katia Lherbier en 2004.

Mis en examen en novembre 2009, ceux qui l’ont aidé dans sa cavale comparaissent tous libres sous contrôle judiciaire. Ils risquent jusqu’à trois ans de prison et 45.000 euros d'amende.