Les compagnes de Liès Hebbadj verbalisées

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Les compagnes de Liès Hebbadj verbalisées
Deux des femmes de Liès Hebbadj ont été contrôlées alors qu'elles portaient un voile intégral dans la rue.@ MAXPPP
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Les deux femmes ont été contrôlées alors qu'elles portaient un voile intégral dans la rue.

Liès Hebbadj refait parler de lui. L'épouse et l'une des trois compagnes du commerçant de Nantes ont été contrôlées voilées jeudi dans la rue à Rezé, en Loire-Atlantique. Elles devraient être verbalisées vendredi, a indiqué le procureur de la République de Nantes.

Contrôlées devant l'école de leurs enfants

Les deux femmes venaient d'accompagner leurs enfants à l'école quand elles ont été contrôlées, à la suite de plaintes concernant des tensions communautaires devant l'établissement scolaire. Elles se sont montrées coopératives et ont accepté de montrer leur visage aux agents qui ont constaté l'infraction. L'une d'elles n'ayant pas ses papiers, les policiers l'ont accompagnée à son domicile pour établir son identité.

Elles doivent être convoquées à une date ultérieure par un officier de police judiciaire pour être auditionnées et être éventuellement verbalisées. Elles risquent 150 euros d'amende et/ou d'un stage de citoyenneté. Mais si elles sont verbalisées, "elles entendent bien contester", a indiqué Me Jean-Michel Pollono, l'avocat Sandrine Moulères, une autre des concubines de Liès Hebbadj qui avait déjà été verbalisée pour le même motif.

Sandrine Moulères pas concernée

Sandrine Moulères, qui ne fait pas partie des deux femmes contrôlées, avait finalement été relaxée par le tribunal de police. La médiatisation de sa contravention - pour port du niqab au volant - avait conduit les parlementaires à voter l'interdiction du port du voile intégral dans l'espace public.

Liès Hebbadj avait a été condamné le 17 novembre 2010 à 700 euros d'amende pour "abus de confiance", après avoir réglé ses premiers frais d'avocats avec le chéquier de l'association qu'il présidait. Il a également été mis en examen pour "escroqueries" et "fraudes aux prestations sociales pour avoir fait des déclarations mensongères pour obtenir des allocations familiales. Le commerçant a également été mis en examen pour "viols aggravés" sur une de ses ex-compagnes.