Les "Cannabis social club" sortent du bois

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Les "Cannabis social club" sortent du bois
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Ces associations de cultivateurs et consommateurs de cannabis veulent faire changer la loi.

L'info. Ils veulent relancer le débat sur la place du cannabis dans la société. Lundi, les "Cannabis social club" de France ont décidé de se constituer en associations loi 1901 pour se faire connaître du grand public. Les "Cannabis social club", ce sont des petits groupes de consommateurs et cultivateurs, en général une dizaine de personnes, qui se fournissent entre eux sans faire de commerce ni de trafic. Chacun participe aux frais de culture, et repart avec une partie de la récolte. Au total, plus de 400 rassemblements de ce type existeraient aujourd'hui en France, tous clandestins.

feuille de cannabis

© Reuters

Des peines équivalentes aux terroristes. En se déclarant tous en préfecture, ils espèrent forcer la main à l'Etat pour faire changer la législation. Il faut dire qu'aujourd'hui, la loi n'est pas tendre avec les cultivateurs de cannabis : les peines peuvent atteindre 30 ans de prison et 7,5 millions d'euros d'amende. Soit une peine équivalente à ce qu'encourt un terroriste.

"Enlever cette épée de Damoclès". Farid Ghehioueche, de l'association Cannabis sans frontières, résume pour Europe 1 : "on veut enlever cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes et demander aux pouvoirs publics de nous reconnaître. Au travers de cette manifestation, nous voulons montrer qu'il y a des gens responsables, bien intégrés socialement, qui ont un usage raisonnable du cannabis et qui aimeraient ne plus être considérés comme des délinquants".

Lutter contre les trafics. A en croire les membres de ces clubs, leur organisation présenterait de nombreux avantages : responsabilisation de la consommation (les mineurs sont interdits, alors qu'ils peuvent sans difficulté acheter du cannabis dans la rue), garantie d'un produit de qualité, etc. Mais surtout, estiment-ils, cela permet de lutter contre les trafics. Pour Jean-François Sarrasin, l'un d'entre eux, "plutôt que de laisser le marché noir endémique s'emparer du cannabis, nous faisons le choix de l'autoproduction, hors commerce, hors revente, hors cession à l'extérieur."