Les alpinistes toujours introuvables

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Les alpinistes toujours introuvables
L'espoir de retrouver les alpinistes bloqués depuis six jours à 4.000 mètres d'altitude est de plus en plus faible.@ MAXPPP
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Deux vols de reconnaissance ont été effectués mercredi matin, sans succès.

La température avoisine les -9 degrés, les vents atteignent 80 km/heure, la neige tombe. C'est dans ces conditions extrêmes qu'un guide de haute montagne et une alpiniste expérimentée sont bloqués depuis six jours dans le massif du Mont-Banc, à 4.000 mètres d'altitude. Jusqu'à présent les recherches sont restées vaines et l'espoir de les retrouver vivants est très mince.

"Il y a encore de l'espoir"

"Le dénouement se joue mercredi ou jeudi", a estimé Eric Favret, le président de la compagnie des guides de Chamonix. Pour ce spécialiste de la montagne, "il y a encore de l'espoir. Mais passé une semaine, ça va devenir de plus en plus compliqué". De nouvelles recherches en hélicoptère entreprises mercredi en milieu de matinée n'ont pas permis permis de retrouver les deux alpinistes. "On a fait deux survols de reconnaissance au sommet (des Grandes Jorasses) mais on n'a rien vu", a indiqué à l'AFP Oscar Taiola, responsable du secours alpin pour la face italienne du Mont-Blanc.

Les survols intervenus entre 8H45 et 9H45 ont permis aux secouristes italiens d'avoir une bonne visibilité sur la pointe Walker (4.208 mètres), le sommet des Grandes Jorasses. C'est dans cette zone que sont bloqués depuis mercredi dernier le guide de haute montagne Olivier Sourzac, 47 ans, et sa cliente Charlotte Demetz, une alpiniste parisienne expérimentée de 44 ans.

"Les probabilités de survie diminuent chaque jour, même si elles ne sont pas nulles", veut encore croire le commandant du PGHM de Chamonix, Jean-Baptiste Estachy. Mardi, les secouristes ont survolé à trois reprises le sommet des Grandes Jorasses, qui se trouvait sous les nuages et un épais brouillard, avec des vents atteignant jusqu'à 70-80 km/h.

Des amis partis en cordées

Une quinzaine de guides de haute montagne et d'alpinistes très expérimentés sont également partis en plusieurs cordées pour venir en appui aux secours. "C'est une initiative d'amis et de proches" du guide bloqué Olivier Sourzac, a expliqué Eric Favret. Ces cordées vont passer la nuit dans deux refuges, de chaque côté de la frontière franco-italienne, à plus de 2.800 mètres d'altitude, pour être prêtes à intervenir en cas d'amélioration de la météo.

Les secouristes n'ont plus de contacts avec les deux disparus depuis vendredi après-midi. Le guide avait pu prévenir les gendarmes avec son téléphone portable. Il avait indiqué avoir réussi à creuser un trou dans la neige sous une corniche de glace. Mais faute de batterie, les communications ont été interrompues.