Les allergies au pollen sont en avance
Internet regorge de conseils en période d'allergies au pollen. © MAXPPP

Les premiers symptômes apparaissent dans le sud, alors que l'épidémie de grippe n'est pas terminée.

Ce n'est pas encore le printemps, mais les pollens sévissent déjà. Nez qui coule, éternuements, yeux qui piquent et qui larmoient, voire gêne respiratoire : les symptômes bien connus des allergiques ont fait leur apparition.

Dans le sud, avec 15 jours d'avance... Le pourtour méditerranéen est particulièrement touché, notamment le Var, les Bouches du Rhône et l'Hérault. En cause : les températures très douces du mois de décembre et de début janvier. Cette semaine, le redoux est même printanier : la température à Marseille a ainsi grimpé de 4 à 14 degrés. Le pollen s'est ainsi répandu dans l'atmosphère avec quinze jours d'avance et notamment celui des cyprès, de plus en plus nombreux et qui génèrent la moitié du pollen dans l'air.

… alors que la grippe est encore là. Mais, comble de malchance pour les allergiques, cette arrivée précoce des pollens coïncide avec une épidémie de grippe très virulente cette année encore très présente. "Déjà, la pollinose (l'allergie au pollen) entraîne une fatigue, comme si on était grippé", souligne Denis Charpin chef du service pneumologie et allergologie à l'hôpital Nord de Marseille, au micro d'Europe 1. "S'ils ont la malchance d'avoir en même temps attrapé la grippe, on comprend qu'ils soient en mauvais état…"

Les allergies font leur retour avec le printemps.

Les allergies font leur retour avec le printemps. © MAXPPP

Sur le reste du territoire, on trouve des pollens d'aulne et de noisetiers mais qui gênent relativement peu les allergiques, estime Michel Thibaudon, pharmacien et directeur du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA). A Brest, cependant, les pollens de pin sont arrivés avec plus de deux mois d’avance en raison du climat doux et des précipitations, constate Sophie Frain, infirmière et analyste pollinique pour la Bretagne, au micro d'Europe 1. "Dès fin janvier, certains patients se sont plaints de certains symptômes alors qu'ils les avaient généralement courant mars."

Bientôt "la grande saison". Les pollens de cyprès devraient, eux, continuer de sévir jusqu'à la deuxième quinzaine de mars, voire jusqu'à la fin du mois. Quant à la "grande saison" des pollens, Michel Thibaudon s'attend au calendrier habituel, elle devrait commencer, comme chaque année, mi-mars et durer, au grand dam des allergiques, jusqu'à six mois.