Le vicomte reste sur ses positions

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Le vicomte reste sur ses positions
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Il est jugé pour complicité dans l'assassinat de Bernadette Bissonnet, en mars 2008.

Il est jugé pour complicité dans le meurtre de Bernadette Bissonnet. Le vicomte Amaury d'Harcourt, jugé devant la cour d'assises de l'Hérault pour complicité d'assassinat, a nié une nouvelle fois mardi avoir eu tout lien avec l'auteur présumé du crime, le jardinier Meziane Belkacem.

Il reconnaît avoir fait disparaître l'arme du crime

"Je l'ai peut-être croisé chez Jean-Michel et Bernadette Bissonnet, mais je ne lui ai jamais parlé. La seule fois que je lui ai parlé, c'est le 11" mars 2008, jour du meurtre, a assuré le vicomte, dont la vie et la personnalité ont été étudiées mardi matin par la cour.

Amaury d'Harcourt a toutefois reconnu avoir fait disparaître l'arme du crime, par amitié pour Bissonnet, qu'il a désigné lui aussi comme l'instigateur du crime. Interrogé mardi sur sa capacité à "être prêt à tout par amitié", il a répondu : "Je l'ai prouvé".

Une passion commune avec Bissonnet : la chasse

De son côté, Jean-Michel Bissonnet nie toute implication dans le crime, qu'il impute à Belkacem et d'Harcourt. Lui et le vicomte se sont rencontrés en 1965 et sont liés par une passion commune, la chasse.

Pendant toute la matinée, le vicomte, issu d'une famille de la noblesse remontant au IXe siècle, est revenu sur son passé, depuis ses premières années dans l'Yonne, suivies d'un engagement dans la Résistance puis dans l'armée. Il a parlé de ses voyages en Afrique, où il a "fait à peu près tous les métiers" : chauffeur de camion, chercheur d'or, représentant en pastis, fondateur d'une briquetterie et enfin d'une maison de disques. "Une vie d'aventurier, un peu fantasque", a résumé son avocat, Me Louis Balling.

Dans cette affaire, le jardinier Meziane Belkacem a reconnu avoir tué Bernadette Bissonnet et a désigné son mari Jean-Michel comme le commanditaire du crime.