Le régime sec qui attend l'Etat

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Le régime sec qui attend l'Etat
Le détail des niveaux de crédit et des emplois pour les ministères sera précisé fin juillet.@ REUTERS
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Le gouvernement va mettre la Fonction publique et les ministères à la diète.

Cure d'amaigrissement dans les ministères. Jean-Marc Ayrault a envoyé jeudi à tous les ministres une lettre de cadrage portant sur la période 2013-2015, pour leur demander une baisse générale des effectifs de 2,5%. Les ministères prioritaires ne sont pas concernés : "les créations d'emplois seront réservées à l'enseignement, la police, la gendarmerie et la justice", précise ce document. 

"Les effectifs de l'Etat connaîtront une stabilité globale", assure aussi le Premier ministre dans ce courrier, quelques jours après avoir réaffirmé la "nécessité" d'une "maîtrise des comptes publics". Dans le même temps, la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a assuré que la page de la RGPP (Révision générale des politiques publiques), traduite notamment par le non remplacement d'un départ sur deux dans la Fonction publique, était "tournée".

D'après les calculs du syndicat FO, la suppression de 2,5% des effectifs dans les ministères non protégés revient toutefois à y "poursuivre le non remplacement de deux fonctionnaires sur trois".

Dépenses de fonctionnement en baisse

Les ministères sont en outre invités à réduire leurs dépenses de fonctionnement de 7% en 2013, puis de 4% en 2014 et 2015. Le détail des niveaux de crédit et des emplois, fixés dans des lettres-plafonds, sera envoyé fin juillet.

"Un effort de même ampleur sera appliqué dans cet esprit d'équité et d'efficacité aux dépenses d'intervention", précise Matignon. "L'ensemble de ces principes sera décliné également aux dépenses de personnel, de fonctionnement et d'intervention des opérateurs de l'Etat", ajoutent les services du Premier ministre, soucieux d'une "répartition équitable de l'effort".

Un effort qui a pour but, comme le rappelle Jean-Marc Ayrault, d'atteindre l'objectif fixé par le gouvernement : la réduction du déficit public à 3% en 2013, et l'équilibre en 2017.