Le Rafale souffle ses 25 bougies

  • A
  • A
Le Rafale souffle ses 25 bougies
@ REUTERS
Partagez sur :

TEMOIGNAGE E1 - Le "père" de l'avion défend un bijou de technologie, malgré les critiques.

Le 14 décembre 1985, le Rafale, l’avion militaire made in France, sortait des ateliers Dassault, et était dévoilé au grand public. Quelques mois plus tard, il faisait son premier vol, le 4 juillet 1986.

Du mal à l'exportation

25 ans plus tard, le Rafale reste l’un des fleurons de l’armée française. Mais malgré sa technologie de pointe, il n’est pas à l’abri des critiques. Son coût, 40 milliards d’euros d’investissement, 142 millions l'unité, fait souvent grincer des dents.

Il y a une semaine, le Brésil a ainsi suspendu sa décision sur l'acquisition ou non de l'avion de chasse français. Mais pour le "père" du Rafale, Jean-Claude Hironde, cet avion ne mérite pas toutes ces attaques. Pour celui qui a été le chef d'orchestre de ce programme chez Dassault, et qui est aujourd’hui à la retraite, une mauvaise exportation n’est pas forcément synonyme d’échec.

"Ce qui m’agace le plus, c’est quand on me dit : ‘vous voyez bien que votre avion n’est pas bon, on l’exporte pas’. Ça me fait très mal", explique Jean-Claude Hironde à Europe 1. "Il y a des technologies que l'on n'arrive pas à exporter, même quand elles sont bonnes. Regardez le TGV, on ne le vend pas forcément bien à l’étranger. Pourtant, on en est très fier. Il ne faut pas associer la réussite d’un programme avec sa capacité à l’exporter", insiste-t-il.

En avance sur d'autres modèles

Pour lui, le Rafale reste toujours un bijou de haute technologie, même 25 ans après sa création. "L’avion est maintenant développé, les technologies sont matures et tout à fait performantes, le programme est parti pour 40 ans", assure Jean-Claude Hironde.

Et l’avion de chasse à la française reste pour son créateur bien supérieur à ce qui se fait dans d’autres pays. "Tous ceux auxquels on est confronté dans les offres ouvertes sont des avions d’une génération d‘avant", assure-t-il. "Certains datent de 1978, dix ans avant le Rafale".