Le procès du "Kärcher" jugé en appel

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Le procès du "Kärcher" jugé en appel
@ MAXPPP
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Sid-Ahmed avait été tué d'une balle perdue à La Courneuve. Son meurtrier est jugé, mardi.

Au lendemain du drame, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, avait tenu à se rendre sur les lieux en personne. C'est dans la cité des 4.000, à la Courneuve qu'il prononcera la célèbre phrase qui fera tant polémique : "dès demain, on va nettoyer au Karcher la cité. On y mettra les effectifs nécessaires et le temps qu'il faudra, mais ça sera nettoyé".

Le meurtrier présumé du petit Sid-Ahmed, 11 ans, tué en 2005 d'une balle perdue dans la cité, est jugé en appel à partir de mardi devant les assises du Val-de-Marne. En première instance, Mhamoudou Mhadjou, 29 ans, avait été condamné à 12 ans de réclusion criminelle, tandis que Salah et Mohamed Ben Faiza, deux frères âgés 24 et 28 ans, avaient, eux, écopé de huit ans de réclusion, pour avoir participé aux échanges de coups de feu ayant coûté la vie au petit garçon.

Là au mauvais moment

Le 19 juin 2005, jour de la fête des pères, Sid-Ahmed Hammache avait été mortellement atteint au-dessus du coeur par une balle perdue alors qu'il lavait la voiture familiale au pied de son immeuble.

Le jeune Sid-Ahmed avait été pris au milieu d'un bref échange de tirs entre deux clans opposés. L’enquête a montré que les frères Ben Faiza accusaient Mhamoudou Mhadjou d'avoir sali l'honneur de leur soeur Nadia en entretenant une relation amoureuse avec elle.

Deux clans rivaux

Le jour du drame, après une première altercation à mains nues, les accusés étaient revenus régler leurs comptes avec leurs armes à feu. Juché sur le perron d'un immeuble, Mhamoudou Mhadjou avait alors fait feu "à 120 degrés", atteignant la victime.

Selon les enquêteurs, Salah Ben Faiza avait riposté à une ou deux reprises, sur les encouragements de son petit frère. Lors du premier procès, en novembre 2008, l'avocat de Mhamoudou Mhadjou avait avancé l'hypothèse d'un "troisième tireur". Sans succès. Ce procès en appel devrait permettre de faire toute la lumière sur cet après-midi du 19 juin 2005.