Le prix de la pomme de terre s’envole

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Le prix de la pomme de terre s’envole
@ Max PPP
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ENQUÊTE E1 - En raison des pluies et des inondations, son coût a quasiment doublé.

Le mauvais temps n'a pas seulement des conséquences sur le moral des ménages. Il en a aussi sur leur portefeuille. A cause des intempéries, le prix de la pomme de terre s'est ainsi envolé ces derniers mois. De manière générale, c'est tout le calendrier de la production des fruits et légumes qui a été bouleversé.

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Le prix a quasiment doublé. La pénurie s'installe et fait voler le prix de la pomme de terre qui a grimpé à 90 centimes le kilo, soit une augmentation de presque  50% cet hiver. Le sac de 5 kilos était en effet vendu 50 centimes le kilo il y a tout juste un an. Aujourd'hui, ce même sac coûte 90 centimes le kilo. Une situation inattendue alors que le prix de la pomme de terre est d'une stabilité absolue depuis des années.

Trop de pluies et d'inondations. La faute au mauvais temps, à la pluie, aux inondations qui, dans toute l'Europe, ont provoqué des dégâts dans les parcelles à l'automne dernier. "Sur 1.400 tonnes de pommes de terre que je devais récolter, il y en a ici 450 tonnes que j'ai pu sortir des champs, explique Antoine Peenar, producteur près de Calais, interrogé par Europe 1. C'est le phénomène climatique qui a commencé le 23 septembre : 800 millimètres entre le 23 septembre et 15 janvier. Les pommes de terres n'aiment pas les excès d'eau, on n'a pas pu les récolter à cause de la pluie, certaines ont pourri dans l'eau".

Une pénurie dans toute l'Europe. Le producteur, qui a perdu les deux tiers de sa récolte cet hiver, explique que la France n'est pas le seul pays touché par cette pénurie. "A cause des mauvaises conditions au printemps pour l'implantation aussi en Angleterre, en septembre on savait qu'il manquerait des pommes de terre en Europe. La pomme de terre, ce n'est pas comme les boulons : il faut un an pour la produire, si on ne prévoit pas qu'il fallait plus de stock, automatiquement il en manque, il y a une rareté," commente-t-il. Une tension accentuée en France par la décision en février dernier de Mc Donald's de proposer des frites 100% Françaises.