Le premier greffé d'un coeur artificiel de Carmat est mort

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Le premier greffé d'un coeur artificiel de Carmat est mort
@ Reuters
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Le décès du malade ayant bénéficié en décembre dernier de la première implantation du coeur artificiel de la société Carmat a été annoncé lundi soir.

L'hôpital européen Georges-Pompidou a annoncé lundi soir le décès du malade ayant bénéficié en décembre dernier de la première implantation du coeur artificiel de la société Carmat. Les causes de sa mort devrait être connues dans les prochains jours. Les spécialistes évoquent, quoi qu'il en soit, une avancée pour la médecine.

Les causes de la mort connues après des analyses approfondies. "Soixante-quinze jours après l'implantation du premier cœur artificiel bioprothétique Carmat chez un homme de 76 ans souffrant d'une insuffisance cardiaque terminale, le malade est décédé le 2 mars 2014", précise l'hôpital dans un communiqué. L'hôpital ajoute que les causes de sa mort "ne pourront être connues qu'après l'analyse approfondie des nombreuses données médicales et techniques enregistrées".

La société Carmat avait reçu en septembre dernier le feu vert des autorités françaises pour réaliser les premières implantations de son coeur artificiel sur quatre patients en France. Finalement l'opération s'était déroulée le 18 décembre sur un patient resté anonyme et qui souffrait d'insuffisance cardiaque terminale. L'intervention avait été réalisée par les professeurs Christian Latrémouille et Daniel Duveau dans le service du Pr Jean-Noël Fabiani.

"Ça reste une avancée". Dans son communiqué, l'hôpital Georges Pompidou précise que les médecins impliqués dans les soins "désirent souligner l'importance des premiers enseignements qu'ils ont pu tirer de ce premier essai clinique, concernant la sélection du malade, le suivi postopératoire, le traitement et la prévention des difficultés rencontrées". Un son de cloche partagé par le Professeur Lantieri, spécialiste de la greffe. "Ça reste une avancée, parce qu'il va y avoir des enseignements de ça. Il va falloir mettre tout sur la table, voir ce qu'il ne s'est pas bien passé, quels sont les problèmes afin d'améliorer, peut être pas le matériel lui-même, mais la prise en charge autour du patient. Cela permettra de voir quels sont les incidents et comment adapter le corps humain à cette machine qui a été mise en place et qui est une formidable machine", souligne-t-il sur Europe 1.

"Il faut remercier ce patient". Il salue également "la haute figure du malade" qui "pleinement conscient de l'enjeu, a, par sa confiance, son courage et sa volonté, apporté une contribution mémorable aux efforts engagés par les médecins pour lutter contre une maladie en pleine évolution". Des propos confirmé par le Professeur Laurent Lantieri. "Il faut remercier ce patient qui a permis de faire avancer la médecine et la sciene. Et si le patient avait décidé de le faire c'est qu'il fallait le faire. Et il faut reconnaitre qu'Alain Carpentier a eu beaucoup de courage de faire cette intervention", souligne-t-il au micro d'Europe 1.

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