Le nombre de tués sur les routes explose

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Le nombre de tués sur les routes explose
Au mois de janvier, 320 personnes sont mortes sur la route.
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Avec 320 morts en janvier, il s’agit de la plus forte augmentation depuis un an et demi.

Ces chiffres dérangent les autorités et ont de quoi inquiéter : le nombre de tués sur les routes a bondi de 21% en un an. Pour le mois de janvier, on compte 320 morts sur les routes, soit la plus forte augmentation depuis un an et demi. Il s’agit aussi du taux le plus élevé depuis juin 2009.

"Il ne faut pas s'étonner"

Un constat qui désespère Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière. "Il faut souligner qu’en 40 ans, c’est la cinquième fois seulement que nous assistons à une telle remontée de l’accidentalité", a-t-elle rappelé mercredi au micro d’Europe1.

A qui la faute ? "Le mois de janvier n’a pas bénéficié de la neige, les gens ont davantage circulé donc il ne faut pas s’étonner de voir qu’il y a eu plus d’accidents", estime Chantal Perrichon.

"L’offensive impardonnable du permis à points"

Mais le facteur météo ne semble pas être l’unique raison de cette hausse. Selon la présidente de la Ligue contre la violence routière, "nous payons le prix du sang les conséquences de l’offensive impardonnable du permis à points". Le projet de loi sur la sécurité intérieure, loi Loppsi 2, définitivement a été définitivement adopté mardi par le parlement. Il prévoit le passage de trois à deux ans pour récupérer ses 12 points.

Mais Xavier Bertrand a démenti mercredi tout lien entre l'assouplissement du permis à points et la hausse du nombre des tués sur les routes. "L'assouplissement du permis à points n'est même pas en vigueur. Il faut être intransigeant avec les délinquants routiers. Pour le reste, je ne pense pas qu'on puisse faire le moindre lien avec les amendements qui ont été votés", a affirmé le ministre de la Santé sur LCI.

Brice Hortefeux doit présenter mercredi devant les sénateurs un plan de lutte contre l’insécurité. Pas suffisant visiblement pour rassurer Chantal Perrichon : "Nous craignons que, faute de travail en amont, le ministre (de l’Intérieur, ndlr) propose un plan d’action qui ne soit pas suffisamment réfléchi et pas validé par les experts". Ainsi, elle redoute que "cette réponse au coup par coup soit à l’origine d’un plan qui n’ait pas de colonne vertébrale, et là, c’est vouloir aller dans le mur".