Le juriste Guy Carcassonne est mort

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Le juriste Guy Carcassonne est mort
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Le constitutionnaliste a succombé à une hémorragie cérébrale. Il avait 62 ans.

Le juriste Guy Carcassonne est mort dimanche à l'âge de 62 ans, a appris le monde.fr. Le spécialiste de droit constitutionnel a succombé à une hémorragie cérébrale alors qu'il était en voyage avec son épouse, la dessinatrice Claire Bretecher, à Saint-Pétersbourg, en Russie.

Guy Carcassonne était professeur de droit public à l'université Paris-X Nanterre depuis 1991. Il avait été membre du cabinet de Michel Rocard, chargé des relations avec le Parlement, lorsque celui-ci était Premier ministre, de 1988 à 1991.

Le professeur émérite était régulièrement consulté sur les réformes constitutionnelles à envisager par les pouvoirs publics. En 2002, il avait été membre de la commission de sages chargée de réfléchir sur le statut pénal du président de la République. En juillet 2007, Nicolas Sarkozy l'avait nommé au sein du comité de réflexion sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions, présidé par Edouard Balladur.

"Personnage hors norme", tweete Valérie Trierweiler

Valérie Trierweiler a été une des premières à réagir à cette disparition. "Quelle tristesse que la disparition de Guy Carcassonne. Un Personnage hors norme. Grand constitutionnaliste. Toujours enthousiaste. Il manquera", a tweeté la première dame. La ministre de la Justice Christiane Taubira a rendu un très bel hommage au professeur de droit en 140 signes. "Esprit libre, effervescent, fiché dans une solide connaissance et une fine intuition. Je n'entends pas ce silence", a écrit la Garde des Sceaux sur le réseau social.











 



"Je salue Guy Carcassonne, un homme juriste et professeur brillant aux analyses affutées. Saluons aussi son travail sur le statut des outre-mer", peut-on lire sur le compte Twitter de George Pau Langevin, la ministre déléguée à la Réussite éducative.  "Il était l'un de nos plus grands constitutionnalistes. Dans la lignée du doyen Vedel, amoureux du droit et passionné par la politique, il fut de tous nos débats institutionnels (…) "Il avait notamment à coeur de penser le Parlement, de renforcer sa place et son rôle dans notre démocratie", a écrit le président de l'Assemblée nationale, Claude Bartolone, dans un communiqué. Dominique Reynié, professeur à Sciences Po, lui a aussi rendu hommage. " Nous perdons un grand savant, libre, sincère, chaleureux et fidèle".