Le juge se rend chez Liliane Bettencourt

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Le juge se rend chez Liliane Bettencourt
Liliane Bettencourt, qui ne s'est pas présenté lors de ses derniers rendez-vous avec la justice, s'est justifiée par des motifs de santé.
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Un juge d’instruction a rendu visite à l'octogénaire, qui avait manqué à plusieurs rendez-vous.

Le juge d'instruction bordelais Jean-Michel Gentil s'est rendu mardi au domicile de Liliane Bettencourt, accompagné de policiers de la Brigade financière de Paris, pour vérifier l'état de santé de l'héritière de L'Oréal, âgée de 88 ans, qui ne s'est pas rendue à ses deux derniers rendez-vous.

Accompagné de policiers et de cinq médecins experts, le juge est arrivé aux alentours de 08H00 du matin, puis est resté sur place une bonne partie de la matinée. Des perquisitions auraient été effectuées dans la foulée chez son médecin traitant et dans une clinique, ont fait savoir des sources policières.

Liliane Bettencourt se dit malade

Cette visite particulière intervient alors que Liliane Bettencourt, qui réside à Neuilly-sur-Seine, dans les Hauts-de-Seine, n’a pas répondu aux deux dernières convocations adressées par le juge.

La milliardaire a justifié ses absences par des raisons de santé. Une première fois, arguant d'une mauvaise chute, elle avait fait savoir qu'elle ne pouvait se rendre à une convocation le 26 mai. Le lendemain, Jean-Michel Gentil lui avait envoyé un huissier à son domicile, pour la convoquer le 6 juin.

Le juge souhaitait l’entendre comme témoin, dans le cadre de l'information qu'il mène contre X pour trafic d'influence commis par un particulier, trafic d'influence passif commis par une personne investie d'un mandat électif public, financement illicite de parti politique ou de campagne électorale, notamment.

L’héritière veut en finir avec les enquêtes

Liliane Bettencourt avait déjà fait connaître sa préférence pour une audition à domicile et souhaitait disposer des facilités dont peuvent bénéficier les personnes malentendantes.

Réconciliées après une longue bataille judiciaire, l’héritière de L’Oréal et sa fille Françoise Meyers demandent désormais qu'il soit mis fin à toutes enquêtes nées de leur querelle. Mais le parquet général de Bordeaux s'est opposé lundi à leur requête. La chambre de l'instruction, après une audience à huis clos, a mis a décision en délibéré au 28 juin.