Le gouvernement au chevet des personnes âgées

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Le gouvernement au chevet des personnes âgées
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La société doit s’adapter au vieillissement. Jean-Marc Ayrault ouvre les débats vendredi avec la question du maintien à domicile des personnes âgées.

La pyramide des âges s’élargit à son sommet, ce qui fait que la question de l’autonomie est un enjeu de taille pour le gouvernement. Jean-Marc Ayrault ouvre une grande concertation vendredi entre l’Etat, les partenaires sociaux et les élus afin de proposer une loi d’orientation et de programmation sur "l’adaptation de la société au vieillissement". Michèle Delaunay, la ministre déléguée à l’Autonomie et aux personnes âgées, va piloter les débats.

Une concertation volet par volet. La concertation doit durer deux mois et porte uniquement sur le premier volet de cette loi qui sera votée en 2014 pour être appliquée en 2015. Elle met l'accent sur le maintien à domicile des personnes âgées. L’objectif est de remplacer les maisons de retraites non médicalisées, assure Michèle Delaunay. Cela passe par une politique qui prend en compte l’offre de logements adaptés (comme les foyers), l’urbanisme, les transports et l’accès des personnes âgées à leurs droits.

Mourir chez soi, un souhait de beaucoup. 90% des personnes âgées souhaitent vivre et si possible mourir à domicile. Afin de satisfaire cette demande, la loi devrait revaloriser l'Allocation Personnalisée d'Autonomie de 25%, selon les informations d’Europe 1. Actuellement, 1,2 million de personnes âgées la touchent, dont 700.000 vivent à domicile.

La perte d’autonomie, un problème qui touche toute la famille. Lorsqu’une personne âgée devient dépendante, elle se repose souvent sur sa famille. En France, 9 millions de personnes sont des aidants familiaux qui investissent une partie de leur temps et de leur argent pour accompagner leurs proches au quotidien. La loi prévoit de nouveaux droits pour ces aidants. Mais c’est bien les aides financières qui sont attendues. Malgré l’APA, l’APL, ou encore les retraites, il reste à la charge de l’aidant en moyenne 1.000 euros à payer pour donner à son parent une vie décente. 

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