Le forcené était un chômeur "perturbé"

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Le forcené était un chômeur "perturbé"
Le forcené qui a pris un vigile de Météo-France en otage jeudi matin près de Toulouse est un cariste de 52 ans, sans emploi et domicilié à Portet d’Aspet, en Haute-Garonne@ MaxPPP
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PORTRAIT - Il a retenu jeudi en otage un vigile de Météo-France avant l’intervention du GIPN.

L’homme qui a semé la panique jeudi matin au siège de Météo-France, près de Toulouse, en prenant un vigile en otage a été identifié. Il s’agit d’un cariste de 52 ans, sans emploi et domicilié à Portet d’Aspet, en Haute-Garonne. Touché à l’abdomen lors de l’assaut du GIPN à la mi-journée, le quinquagénaire a été hospitalisé dans un état grave.

Il n'était "pas sur un terrain rationnel"

Cet individu qui était armé d’un fusil de chasse lors des faits "n'était pas sur un terrain rationnel" et a fait montre d'une "très grande perturbation", a souligné jeudi Michel Valet, le procureur de la République de Toulouse lors d’une conférence de presse. "Le dialogue s'est révélé extrêmement difficile", a ajouté Michel Valet.

Au cours d'un de ses échanges avec l'extérieur, grâce au portable de sa victime, l'individu s'est présenté comme un propriétaire ayant déposé plainte récemment pour des dégradations commises dans son appartement, et a demandé à parler au policier qui avait enregistré sa plainte. Il a aussi demandé des cigarettes et un téléphone portable.

Le forcené a évoqué la "mafia roumaine"

Pendant la prise d'otage, qui a duré six heures, Didier Martinez avait confié à Europe 1 que le forcené semblait "un peu perturbé".

"Quand on essayait de comprendre les raisons de son acte, il nous répondait qu'on savait très bien pourquoi il faisait ce qu'il faisait", a précisé le procureur de la République. "A l'heure qu'il est, nous sommes incapables de dire quelles raisons l'ont animé. Dans les propos qu'il a tenus, il a fait état d'une mafia roumaine qui dirigeait le pays."            

L’incertitude demeure également sur les raisons qui ont poussé cet homme à s’attaquer précisément au personnel de Météo-France. "À l'heure qu'il est, ni Météo France, ni les services de police, ni moi-même ne sommes en mesure d'établir un lien entre cet homme et Météo France", a souligné Michel Valet.                              

La prise d'otage s'est finalement achevée à la mi-journée par un assaut de policiers du Groupe d'intervention de la police nationale. Touché au flanc par un projectile, le forcené a été ranimé puis opéré en urgence à l'hôpital Purpan de Toulouse. C'est lui qui avait ouvert le feu au fusil de chasse sur les hommes du GIPN.