Le faux-sucre inoffensif pour les femmes enceintes

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Le faux-sucre inoffensif pour les femmes enceintes
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Une nouvelle étude affirme également que les édulcorants ne présentent aucun intérêt nutritionnel.

Les édulcorants intenses ne sont pas dangereux pour les femmes enceintes. L'agence de sécurité sanitaire de l'alimentation, Anses, est parvenue à cette conclusion dans un rapport publié lundi sur les "risques et bénéfices nutritionnels de l'ensemble des édulcorants intenses".

"Les données disponibles ne permettent pas de conclure à un effet préjudiciable des édulcorants intenses pendant la grossesse, que ce soit sur la santé de la mère, les paramètres obstétricaux, ou la santé du nouveau-né", explique l'Anses. "De nouvelles recherches sont nécessaires, d'autant plus que l'étude d'Halldorsson (2010) fait état d'une relation effet-dose entre la consommation de boissons édulcorées et le risque d'accouchement prématuré induit", ajoutent les experts de l'Agence.

Une étude alarmante de 2010

Selon une étude conduite par le Danois Thorhallur Halldorsson sur près de 60.000 Danoises enceintes et publiée fin 2010 dans l'American journal of clinical nutrition, la consommation d'au moins une boisson gazeuse contenant un édulcorant augmente en moyenne de 38% les risques de naissance avant terme. L'augmentation des risques est de 27% si l'on n'en boit qu'une par jour, 35% si l'on en boit 2 ou 3, 78% quand c'est plus de 4.

"Bien que les données disponibles ne permettent pas de conclure à un effet préjudiciable des édulcorants intenses pendant la grossesse, l'Anses considère que de nouvelles recherches sont nécessaires, d'autant plus que l'étude d'Halldorsson (2010) fait état d'une relation effet-dose entre la consommation de boissons édulcorées et le risque d'accouchement prématuré induit" indique le rapport.

Plutôt limiter les produits sucrés

Autre enseignement : l'absence de bénéfice nutritionnel propre démontré de cette consommation chez la femme enceinte. L'agence recommande plutôt de limiter la consommation des produits sucrés.

L'Anses va poursuivre son travail pour "évaluer pour la population générale et pour toutes les tranches d'âge, les bénéfices et les risques nutritionnels des édulcorants intenses afin d'émettre, le cas échéant, des recommandations".

Pour ce qui est de l'aspartame, l'Autorité européenne de sécurité des aliments rendra ses conclusions sur les risques spécifiques au cours de l'année 2012.