Le cri de colère du père de Marie-Jeanne

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Le cri de colère du père de Marie-Jeanne
Jean-Claude Meyer, le père de la jeune Marie-Jeanne, retrouvée carbonisée après un footing en Ardèche en juin 2011, veut "faire avancer l'enquête et de trouver le ou les coupables".@ MAXPPP
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La jeune joggeuse avait été retrouvée morte il y a an. Depuis, l’enquête n’a pas progressé.

C'est le cri de colère d'un père désespéré. Un an après la mort de sa fille, Marie-Jeanne, une joggeuse de 17 ans dont le corps carbonisé avait été retrouvé en juin 2011 en Ardèche, Jean-Claude Meyer a exprimé lors d’une réunion publique son désarroi face aux faibles avancées de l'enquête.

"Un père en plein désarroi"

Se présentant comme "un papa plein de désarroi, en colère contre la justice française", Jean-Claude Meyer a profité d’un rassemblement mardi soir en marge de la campagne législative pour interpeller Olivier Dussopt, un député socialiste de l’Ardèche. Le père de Marie-Jeanne a raconté avoir écrit à l'épouse de l'ex-président Nicolas Sarkozy, qui lui avait alors assuré que le garde des Sceaux Michel Mercier prendrait contact avec lui. Ce qui n'a pas été le cas.

Jean-Claude Meyer a donc demandé au député de relayer auprès de la nouvelle ministre de la Justice Christiane Taubira sa demande de "faire avancer l'enquête et de trouver le ou les coupables". Olivier Dussopt a alors écrit mercredi à la nouvelle ministre de la Justice, Christiane Taubira, pour "attirer son attention" sur la demande de Jean-Claude Meyer.

Le père regrette des lacunes dans l’enquête

Le dernier contact de la famille de Marie-Jeanne avec les enquêteurs remonte à février. Un prochain rendez-vous est fixé en juin. Le père mène de son côté ses propres investigations. Il disposerait de plusieurs "orientations de pistes" qui n'ont pas été explorées d'après lui.

Marie-Jeanne Meyer avait disparu le 18 juin après être partie faire un jogging dans la campagne, sur les hauteurs de Tournon, en Ardèche. Son corps partiellement carbonisé, enterré dans un trou, avait été découvert trois jours plus tard par les gendarmes, dans une zone boisée et escarpée de la commune.

Une cellule travaille sur l’affaire à "temps plein"

Un marginal d'une vingtaine d'années, considéré comme un "témoin important" dans l'enquête, avait été arrêté dans la Drôme le jour de la découverte du corps, après avoir agressé une coiffeuse de Saint-Rambert-d'Albon, dans la Drôme. Il avait été relâché à l'issue de sa garde à vue et est depuis introuvable.

A la suite du drame, une information judiciaire contre X pour homicide volontaire a été ouverte par le parquet d'Avignon en charge de l'affaire. "Une cellule d'enquête dédiée de la gendarmerie travaille sur cette affaire à temps plein. Les investigations continuent sur le territoire national et il y en a eu à l'étranger", a fait savoir l'officier de communication de la région gendarmerie.