Le Charles-de-Gaulle, vogue la galère

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Le Charles-de-Gaulle, vogue la galère
@ MAX PPP
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VIDEO - Nicolas Sarkozy a visité jeudi un bâtiment qui a connu de nombreuses avaries.

Il figure en première place dans la catégorie "bâtiments de combat" sur le site Internet de la marine. Le Charles de Gaulle a aussi eu les honneurs de Nicolas Sarkozy qui se déplace pour l’occasion dans le Var jeudi. Pourtant, sa carrière n’a pas été un long fleuve tranquille…

Une piste trop courte

La construction de ce porte-avions nucléaire de nouvelle génération débute en 1987. Mais il n’entre en service officiellement qu’en 2001. Deux ans plus tôt, lors des premiers essais en mer, une première avarie importante est en effet détectée. Un problème "de taille", se moqueront certains : la piste sur le pont d’envol se révèle trop courte pour réceptionner certains avions.

En 2000, alors qu’il croise au large des côtes américaines, le Charles-de-Gaulle connaît un nouveau couac : une pale de l’hélice de bâbord, dont la structure en métal présente des défauts, se brise. Retour en cale sèche obligatoire.

Quatre mois plus tard, le Charles-de-Gaulle reprend la mer. Sous la pluie. Le capitaine de vaisseau Edouard Guillaud refuse d’y voir un signe et assure : "toutes les difficultés ont été résolues".



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Fin novembre 2008, après une révision générale qui a duré un an et demi, le bâtiment est censé retrouver sa vitesse de croisière. Las, le répit n’est que de très courte durée. En mars 2009, le Charles-de-Gaulle est à nouveau à l’arrêt à cause de l’usure prématurée d’une pièce, l’équivalent de la boîte de vitesses du porte-avions. De longs mois de cale sèche sont de nouveau annoncés.

Re-retour en cale sèche

C’est une nouvelle opération "chat noir", reconnaissent les militaires :





























Depuis fin 2009, le Charles-de-Gaulle est de nouveau opérationnel. L'Elysée a fait savoir que la décision sur l'éventuelle construction d'un second porte-avions français interviendrait en 2011, "en fonction de la situation économique". "C'est sûr que la situation économique actuelle ne facilite pas la décision", a ajouté cette source.