Le blues des surveillants de prison

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Le blues des surveillants de prison
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Le contrôleur des prisons recommande des espaces de paroles pour eux.

Les surveillants de prison souffrent. C’est le constat général dressé par le contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, dans un avis publié mardi au Journal officiel. Consacré à "la supervision des personnels de surveillance et de sécurité", le rapport préconise une plus grande écoute des personnels de surveillance.

"Les surveillants de prison sont confrontés à des gens qui les remettent drôlement en question, qui les agressent physiquement, ou qui les insultent" assure au micro d'Europe 1 Jean-Marie Delarue. "Les détenus peuvent aussi remettre en question beaucoup des valeurs des surveillants", ajoute le contrôleur général des lieux de privation de liberté.

"Les surveillants sont confrontés à des insultes" :

Dans le détail, Jean-Marie Delarue suggère que les agents aient accès, de manière généralisée mais libre et confidentielle, à des entretiens individuels ou à des échanges collectifs, avec d'autres agents de même niveau hiérarchique, professionnels ou interprofessionnels. Des instruments "donnant la possibilité à un agent (...) d'évoquer en toute confiance, dans le cadre d'une relation égalitaire, la manière dont il accomplit sa tâche".

Aujourd’hui, des espaces de parole sont prévus pour certaines professions (santé, éducateurs, etc.) Mais "ces initiatives ont un caractère limité", parce qu'elles sont conçues de telle manière "qu'y avoir recours représente pour l'agent un aveu de faiblesse".