Le blanchiment des dents davantage encadré

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Le blanchiment des dents davantage encadré
Depuis vendredi et la parution d'un décret au Journal officiel, avoir un sourire parfait ne se fera plus en un claquement de dent.
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Un décret vient encadrer l'utilisation des produits visant à se blanchir les dents.

Le décret. Depuis vendredi et la parution d'un décret au Journal officiel, avoir un sourire parfait ne se fera plus en un claquement de dent. Désormais, seuls les chirurgiens dentistes ont l'autorisation de proposer les produits les plus puissants. Au grand dam des "bars à sourires" et autres vendeurs de produits pour dentition de rêve. Pourquoi ? On vous explique.

Comment se blanchit-on les dents ? Il existe actuellement plusieurs techniques pour éclaircir la teinte des dents, soit dans le but de corriger une coloration anormale et gênante, soit, de plus en plus fréquemment, pour des raisons esthétiques. La plus répandue consiste à utiliser des produits à base de peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée).

Quels sont les risques ? Cette technique peut se révéler dangereuse en cas de concentration importante du produit. Depuis l'an dernier, si cette concentration excède les 6%, les produits sont tout simplement interdits. Et depuis vendredi, pour les produits entre 0,1% et 6%, seuls les chirurgiens dentistes peuvent en proposer. "Ces produits présentent des risques d'effets aigus et à long terme augmentés, tels que notamment l'hypersensibilité dentinaire, l'irritation des muqueuses et l'altération de l'émail, pouvant conduire à une usure prématurée, voire une fragilisation de la dent", peut-on lire dans le Journal officiel.

Des "bars" qui vont perdre le sourire ? En dessous de 0,1%, les produits peuvent toujours être commercialisés par tous, mais ils sont considérablement moins puissants. D'où la satisfaction des chirurgiens dentistes, qui s'inquiétaient de l'essor des "bars à sourire", ces sociétés (quelques centaines en France), dont le business est de vous blanchir les dents en moins de deux, pour 80 euros, contre 500 à 1000 euros chez un dentiste. Comme le souligne Le Figaro, ces dernières assurent certes ne pas utiliser du peroxyde d'hydrogène mais du perborate de sodium. Mais le nouveau décret devrait tout de même leur faire du tort. "Qu'il s'agisse de peroxyde d'hydrogène, de peroxyde de carbamide ou de perborate de sodium, le principe actif est le même: ces produits contiennent ou libèrent du peroxyde d'hydrogène", prévient en effet le ministère de la Santé.