Laëtitia : de "multiples violences"

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Laëtitia : de "multiples violences"
La jeune fille a subi de "multiples violences", mais pas de viol, selon les derniers éléments.@ MAXPPP
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La jeune fille n'a pas subi de viol, selon les derniers éléments révélés par les autopsies.

Laëtitia Perrais, la jeune fille tuée en janvier dernier près de Pornic, en Loire-Atlantique, a subi de "multiples violences" avant sa mort, mais aucune "trace de violences sexuelles" n'a été relevée par les autopsies et expertises, a déclaré mardi dans un communiqué le procureur de Nantes, Xavier Ronsin.

Laëtitia a été victime "d'une part, de coups portés au visage, d'autre part, de très nombreuses blessures par arme blanche sur tout le corps, ainsi que d'une strangulation qui a été très vraisemblablement à l'origine directe du décès", a indiqué le procureur dans son communiqué. Les expertises ont par ailleurs mis en évidence "l'absence de traces de violences sexuelles", a ajouté le procureur. Elles ont par ailleurs démontré que Laëtitia avait bien "chuté de son scooter qui avait été percuté par un véhicule, mais que les blessures subies à cette occasion ont été sans conséquences mortelles".

Des plaies pour s'être défendue

L'avocat de la famille d'accueil de Laëtitia, Me Pascal Rouiller, à qui les résultats de l'enquête étaient communiqués comme aux autres parties civiles, a précisé que Laëtitia avait reçu "30 coups de couteaux, dont un, post-mortem, dans le coeur" et "qu'elle avait de nombreuses plaies de défense, main tendue et bras replié".

L’intégralité du corps de Laëtitia avait fini par être retrouvé début avril. Un buste humain, lesté d'un parpaing et flottant à la surface de l'étang de Briord à Port-Saint-Père, une commune située environ à mi-chemin entre Nantes et Pornic, avait été découvert le 9 avril par une promeneuse. Le lendemain, le père de la famille d'accueil de Laëtitia, Gilles Patron, s'était dit "soulagé" de cette découverte, au micro d'Europe 1.

La tête et les quatre membres de Laëtitia, 18 ans, avaient été retrouvés par les gendarmes le 1er février dans un étang à Lavau, en Loire-Atlantique, à une cinquantaine de kilomètres du lieu de sa disparition, le 18 janvier à la sortie du restaurant où elle travaillait, à la Bernerie-en-Retz. Le principal suspect Tony Meilhon avait été arrêté peu de temps après la disparition de la jeune fille. Les experts qui ont pu l'examiner considèrent qu'il est "pleinement responsable de ses actes", a indiqué mardi l'avocat de la famille d'accueil de Laëtitia.