La vie après la tuerie de Toulouse

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La vie après la tuerie de Toulouse
@ Max PPP
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REPORTAGE - La tension est toujours vive au collège où 4 personnes ont été tuées par Merah.

Plus de huit mois après la tuerie de Toulouse, où trois enfants et un enseignant ont péri sous les balles de Mohamed Merah, l'heure est au recueillement. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou et François Hollande se rendent jeudi à Toulouse pour une cérémonie organisée au collège-lycée Ozar Hatorah où s'est déroulée la tuerie du 19 mars dernier.

Le journaliste d'Europe1, Benjamin Peter, s'est rendu au collège-lycée juif où la tension est toujours très présente. Voici son reportage :

Des barrières sont installées tout le long de l'établissement, quelques caméras de surveillance ont été rajoutées et des agents de sécurité scrutent les abords. Pour tous, il y a un avant et un après le 19 mars. Marie est une mère d'élève, elle repense à la tuerie chaque fois qu'elle repasse dans cette rue.

"Avant, on avait une vie paisible, tranquille dans Toulouse, la jolie Ville rose. Et maintenant, on a un lycée de quartier qui est connu mondialement. C'est difficile aujourd'hui de vivre dans cette ville. C'est des choses qui restent à vie, des images que l'on ne  peut pas oublier", raconte cette mère de famille au micro d'Europe 1.

"Ça a attisé la haine"

Ethan, lui, était dans l'établissement quand le "tueur à scooter" a ouvert le feu. Pour lui aussi tout a changé depuis la tuerie. "On n'oubliera jamais, c'est comme si c'était hier. Si par exemple un scooter s'arrête le matin ou le soir, on est toujours là, à avoir mal au ventre. Ce qui est mauvais, c'est que ça a attisé la haine auprès de certains d'entre nous. Du coup, nous sommes devenus plus vigilants, on s'inscrit davantage dans les cours de self-defense, et puis nous sommes plus dans la communauté", confie-t-il.

Au lycée Ozar Hatorah, les cours se terminaient mercredi soir, mais beaucoup vont revenir pour accueillir Benjamin Netanyahou et François Hollande. Une visite perçue comme une reconnaissance de cette douleur qui perdure.