La sécheresse continue de frapper la France

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La sécheresse continue de frapper la France
Les restrictions d'eau touchent aujourd'hui 71 départements.@ REUTERS
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71 départements sont soumis à des restrictions d'eau. Une première depuis la canicule de 2003.

Les limitations d'usage de l'eau touchent désormais 71 départements français sur 96, soit près de 73% du territoire métropolitain, selon la nouvelle carte publiée vendredi par le ministère de l'Ecologie. Sept départements sont également en vigilance. La sécheresse touche particulièrement l'ouest et le centre de la France, et s'étend désormais jusqu'en Alsace.

"On est dans une situation grave"

En Charente, une grande partie du département est à un niveau d'alerte 4. Pour Gilles Marsat, président de l'association Charente Nature au micro d'Europe 1, "on est dans une situation pire qu'en 1976. On n'a pas eu vraiment de pluie depuis novembre 2010. Il y a 250 kilomètres de rivières à sec sur 1.300 kilomètres de rivières sur le département : ça veut dire que les poissons ne peuvent plus vivre".

Quant à l’approvisionnement en eau potable, même s'il n'est pas encore menacé aujourd'hui en Charente, "au moins une commune a dû commencer à faire du transport d’eau par camion. Si tôt dans l’année, c'est du jamais vu", assure Gilles Marsat. "On est dans une situation grave", déplore-t-il.

Les pluies du mois de juin n'ont pas été suffisantes pour augmenter le débit des rivières. Dès lors, les journées d'assez forte chaleur et l'entrée logique dans une période de basses eaux contribuent à cette augmentation, y compris dans les départements les moins touchés jusqu'à présent, indique le ministère.

Pire que la canicule

C'est la première fois depuis août 2003, année où la canicule avait provoqué la mort de quelque 15.000 personnes, qu'autant de départements sont concernés par des restrictions d'usage de l'eau, indique le ministère. La France a connu en 2011 son printemps le plus chaud depuis le début du XXe siècle selon le bulletin semestriel publié par Météo France, qui souligne que ces fortes températures ne présagent en rien celles du second semestre. Ce printemps a également été le plus sec depuis l'année 1959, avec un déficit pluviométrique supérieur à 50% de la normale.