La Scientologie rejugée en appel
La Scientologie rejugée en appel

En 1ère instance, l'Eglise de Scientologie avait été condamnée, mais avait échappé à la dissolution.

Dès les premières minutes de l’audience, les avocats de l'Eglise de Scientologie ont demandé le renvoi des débats, dénonçant des pressions exercées par la justice. Une demande à laquelle la Cour a refusé de donner suite.

Mais il en faut plus pour décourager les défenseurs des deux principales structures françaises de la Scientologie. Dans la foulée, ces derniers ont déposé cinq questions prioritaires de constitutionnalités (QPC), une technique pouvant provoquer le renvoi de l’affaire si les questions sont jugées sérieuses et transmises à la Cour de cassation. Les avocats ont aussi déposé quatre demandes en nullité et trois d’irrecevabilité.

Aucune partie civile physique

La stratégie de la Scientologie vise donc à empêcher l’examen de cette affaire et d’occuper le terrain. Jeudi, elle y est parvenue grâce à ses avocats et à la présence dans la salle d’une quinzaine de scientologues français et étrangers venus en observateurs. En face, aucune partie civile n'a fait le déplacement pour leur tenir tête. La dernière victime des pratiques de la scientologie s’étant désistée avant le procès en appel.

La Scientologie est soupçonnée d'avoir profité de la vulnérabilité de plusieurs adeptes pour leur soutirer de fortes sommes d'argent. Elle est rejugée depuis jeudi et jusqu’au 1er décembre pour "escroquerie en bande organisée". En première instance, elle avait été condamnée à 600.000 euros d’amendes. Des peines de prison avec sursis allant de dix mois à deux ans avaient par ailleurs été prononcées contre quatre responsables français de la Scientologie.