La pub s’empare des nageurs français

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La pub s’empare des nageurs français
@ REUTERS
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Les athlètes sont devenus de nouvelles "icônes éthiques" très recherchées par les marques.

Des sportifs simples, plutôt musclés et qui multiplient les trophées et transmettent une image plus saine que dans d’autres sports. Grâce à ces atouts, les nageurs français pourraient bientôt devenir les nouvelles icônes des publicitaires.

Alain Bernard, triple médaillé des jeux de Pékin et Frédérick Bousquet, triple médaillé mondial, font déjà appel à un agent ou à un avocat pour la gestion de leur image. Une démarche que va probablement imiter une bonne partie de la délégation française revenue victorieuse des Championnats d'Europe à Budapest.

Laure Manaudou, première égérie

Laure Manaudou est devenue la première nageuse française à attirer de nombreux sponsors après avoir décroché l'or olympique à Athènes en 2004. Depuis, elle a prêté son image à la marque Lancel, puis au spécialiste des produits d'hygiène pour enfant Cadum.

Alain Bernard a par la suite multiplié les contrats publicitaires, notamment pour EDF. Le nageur incarne des "valeurs" très précieuses aux yeux d’Anne-Laure Meynial-Coumaros, responsable du pôle image chez EDF : "celles de l'entreprise : l'effort, le dépassement de soi, l'éthique, le respect de l'autre".

Ruée sur les jeunes Lacourt et Agnel

Les nouveaux talents de la natation française devraient bénéficier du même engouement, d’autant qu’ils sont très bon marché en comparaison avec d’autres sportifs professionnels.

Camille Lacourt n’a à ce jour qu’un seul sponsor, le fabriquant de maillot Arena. La marque ne verse qu’entre 3.000 et 5.000 euros par an au nageur, qui roule simplement en Fiat Punto. Pressentant un effet de mode, Arena a donc déjà promis de revoir le contrat de sponsoring à la hausse. Le jeune Yannick Agnel, sponsorisé par Speedo, devrait lui aussi connaître le même succès.

Alain Bernard, le nageur le plus demandé par les publicitaires à ce jour, est lui aussi un sportif très abordable pour les marques. Cumulés, ses contrats publicitaires représentent "environ 500.000 euros de recettes par an, soit 1,5 fois le salaire mensuel d'un footballeur" vedette, a rappelé son agent Robert Leroux.