La procédure contre Neyret se poursuit

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La procédure contre Neyret se poursuit
@ Reuters
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La cour d'appel de Paris a validé l'enquête sur l'affaire Neyret, qui en demandait la nullité.

Pas de coup d'arrêt pour l'affaire Neyret. La cour d'appel de Paris a validé l'enquête sur l'ex-numéro deux de la PJ lyonnaise, qui en demandait la nullité. Michel Neyret est mis en examen notamment pour "corruption" et "trafic de stupéfiants".

Un des avocats de Michel Neyret a confié sa "déception" après le rejet des requêtes, conforme aux réquisitions du parquet général et qui équivaut à une validation de toute la procédure. "On va étudier avec beaucoup de curiosité et de perplexité la motivation de la cour pour savoir dans quelles conditions cette décision a été rendue et pourquoi elle a été rendue dans ce sens-là", a indiqué Me Yves Sauvayre.

Les écoutes téléphoniques légales

Ses avocats contestaient la validité de l'enquête et avaient déposé sept recours en nullité, dont un concernant la légalité des transcriptions d'écoutes téléphoniques à l'origine de l'affaire. La requête des avocats se fondait sur le fait que les policiers auraient transcrit des écoutes téléphoniques sur des faits qui ne correspondaient pas à leur saisine, ce qui constitue un motif de nullité.

Une transcription d'écoutes téléphoniques doit en effet être faite dans un cadre juridique. Si des écoutes révèlent la commission d'autres infractions que celles sur lesquelles ils enquêtent, les policiers ne doivent pas les transcrire. Ils doivent faire un rapport au juge d'instruction, qui pourra alerter le parquet, lequel est seul à même de décider si ces faits particuliers doivent être poursuivis.

Ce sont des écoutes réalisées par la brigade des stupéfiants dans l'enquête sur l'affaire de la saisie de 110 kilos de cocaïne en novembre 2010 à Neuilly-sur-Seine qui ont éveillé les soupçons sur les pratiques de Michel Neyret, et notamment les interrogations sur de possibles faits de corruption et trafic d'influence. Elles avaient été consignées dans un rapport de police du 22 avril 2011 dont l'annulation est demandée.

Sa remise en liberté étudiée bientôt

Michel Neyret a demandé parallèlement sa remise en liberté aux juges d'instruction, qui doivent selon ses avocats se prononcer cette semaine. "On a aussi cette conviction que Michel Neyret doit être remis en liberté. On espère que tout cela pourra au moins avoir pour lui un effet positif", a affirmé à la presse son avocat, Yves Sauvayre.

Un "espoir de liberté" qui le rend "combatif", ajoute Me Sauvayre avant de conclure : "quand on a l'espoir de voir le soleil, pas aujourd'hui, mais le soleil plus tard, le moral est toujours là."