La PJ de Lyon tourne la page Neyret

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La PJ de Lyon tourne la page Neyret
Francis Choukroun, 54 ans, a notamment dirigé la PJ d'Orléans.@ MAXPPP
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Deux nouveaux cadres ont rejoint lundi la PJ pour remplacer les départs successifs du service.

La tâche s'annonce ardue. Nathalie Tallevast, 44 ans, qui devait être installée lundi dans ses nouvelles fonctions, va devoir faire oublier son prédécesseur Michel Neyret, ex-numéro deux de la PJ de Lyon, mis en examen début octobre pour corruption et trafic d'influence. Jusqu'à présent directrice adjointe de la police judiciaire de Toulouse, Nathalie Tallevast est décrite comme une "excellente professionnelle" selon la Dépêche du Midi.

Elle avait surtout été "très remarquée" lors de son passage à Montpellier à la division criminelle de la PJ, où elle était avant d'être nommée à Toulouse en août 2009. La direction de la police lyonnaise connaît une véritable refonte, puisque dans la foulée de l'affaire Neyret, son supérieur hiérarchique, Claude Catto, a été muté à l'Inspection générale de la police nationale.

"Une situation un peu inédite"

Il est remplacé par Francis Choukroun, 54 ans, directeur de la PJ d'Orléans. Lui aussi est passé par la PJ de Montpellier où il a laissé un bon souvenir, note Le Progrès. Il s'agit d'un "flic rigoureux et très efficace qui a donné un nouvel élan et redynamisé le service régional".

Interviewé par le site Lyoncapitale.fr, Francis Choukroun, se dit "satisfait" de cette nomination",  admettant toutefois qu'il allait être confronté à "une situation un peu inédite". Mais "avec ce que j'entends dire et je veux bien le croire", le "professionnalisme" n'a "pas été perdu par les fonctionnaires" de son nouveau service, a-t-il confié.

Une autre femme à Grenoble

Ces deux nominations s'ajoutent à celle de Joëlle Conte à la tête de l'antenne de la police judiciaire de Grenoble, dont le responsable a été suspendu après avoir été mis en examen dans le cadre de l'affaire Neyret. Passée par le Groupe d'intervention régional de Marseille, elle a effectué une partie de sa carrière au service de protection des hautes personnalités, où elle a notamment assuré celle de Jean-Pierre Chevènement lorsqu'il était ministre de l'Intérieur du gouvernement Jospin.

Tous auront la lourde charge de remettre de l'ordre dans une police passablement ébranlée par l'affaire Neyret, ce policier charismatique qui s'était taillé, en trente ans de carrière, une réputation de superflic incorruptible.