La petite Léa placée en famille d'accueil

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La petite Léa placée en famille d'accueil
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La fillette exclue de la cantine en janvier dernier va être séparée de ses parents pendant 5 mois.

Nouveau rebondissement dans la vie de Léa, cette fillette de 5 ans exclue de sa cantine, à Ustaritz, le 8 janvier dernier. Selon Sud Ouest, la petite fille a été placée en famille d'accueil le 7 février dernier sur décision d'un juge des enfants du tribunal de Bordeaux. "Léa est une petite fille en danger qui ne bénéficie pas aujourd'hui d'un cadre d'accueil adapté à ses besoins, sécurisant, suffisamment protecteur et cohérent", a estimé le magistrat.

Une exclusion qui a fait du bruit. En raison d'impayés, une policière municipale était venue chercher la fillette, en pleine cantine, alors qu'elle mangeait avec ses camarades de classe. La petite avait alors cru que ses parents étaient morts et ses copains de classe pensaient qu'on l'emmenait en prison.

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Quelques jours après, l'enfant scolarisée en grande section maternelle avait pu réintégrer la cantine. Les services sociaux de la ville d'Ustaritz s'étaient en effet chargés de combler les dettes relatives aux factures de la cantine. Pas suffisant pour atténuer la colère du père de Léa qui a porté plainte contre X pour violences volontaires sur mineur.

"Elle sait qu’elle est malade". Cette fois, on entend une nouvelle fois parler des parents de Léa, mais pour de toutes autres raisons. Le juge des enfants estime que la fillette évolue dans un contexte familial trop conflictuel entre ses deux parents et pointe également le problème du handicap de la mère. Il a donc décidé de la placer pendant 5 mois en famille d'accueil. "Elle sait qu’elle est malade et se soigne, mais ne semble pas consciente de l’ampleur de ses troubles", précise la juge des enfants. Mais pour cette maman qui s'est battue deux fois contre la maladie, cette décision est difficile à digérer.

"Calomniée dans son rôle de mère". "Les conséquences physiques de cet accident m’ont rendu bipolaire. Je suis suivie pour cela et j’ai été soignée. J’ai attendu d’être guérie pour avoir un enfant. Lorsque Léa est arrivée, j’ai été une mère très concentrée sur elle. La séparation d’avec le papa de Léa, sur fond de dettes et de difficultés financières, a bouleversé notre couple, mais nous n’avons jamais été en conflit pour l’éducation de Léa", assure-t-elle sur Sud Ouest.

La mère de famille, qui se dit "calomniée dans son rôle de mère", se demande également pourquoi la fillette n'a pas été confiée à son père. Selon le magistrat, ce dernier se trouve lui aussi "en situation instable". Le droit de visite et d’hébergement du père, qui voit sa fille un week-end sur deux et la moitié des vacances scolaires, reste toutefois inchangé. Mais la maman de la petite dispose quant à elle d’un droit de visite et d’hébergement, le week-end, une semaine sur deux. Elle dénonce une "seconde prise d'otage de sa fille", après l'incident du 8 janvier.