La nonagénaire "a été déposée avec ses cartons"

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La nonagénaire "a été déposée avec ses cartons"
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TEMOIGNAGE - Le fils de la nonagénaire, expulsée de sa maison de retraite, partage son indignation.

"J’ai appris, par un coup de téléphone des ambulanciers, que ma mère avait été déposée devant un immeuble, une ancienne adresse de mon frère, et qu’il n’y avait personne". Alain Proust, le fils de la nonagénaire expulsée de sa maison de retraite de Chaville, dans les Hauts-de-Seine pour impayés, ne comprend pas la décision prise par la direction de l’établissement.

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"Elle se déplace en fauteuil roulant"

A 94 ans, Anne Proust n’est plus en mesure de s’occuper d’elle-même et nécessite une aide quotidienne. "La maison de retraite savait très bien qu’elle a besoin d’une assistance permanente. Elle se déplace en fauteuil roulant", poursuit-il, sur Europe 1.

Après avoir constaté que personne n’était présent sur les lieux pour s’occuper de la vieille dame, les ambulanciers ont contacté la maison de retraite qui leur a expliqué que le lit d’Anne Proust avait été attribué à quelqu’un d’autre. On leur a alors conseillé  de déposer la nonagénaire au service des urgences. "Elle a été déposée avec ses cartons et sa télé", confie son fils, qui habite en province.

"Je vois ma mère toutes les semaines"

Aux critiques qui lui sont faites sur son éventuel manque d’attention pour sa mère, Alain Proust répond : "c’est faux, je vois ma mère toutes les semaines, elle était à la maison pour Noël. J’ai des photos pour en attester".

Alain Proust dit regretter l’attitude de la maison de retraite. Mais, si cette dernière s’est excusée, elle refuse de reprendre la vieille dame tant que la dette de 40.000 euros n’a pas été réglée. Alain Proust, qui a fait une proposition à l’établissement par l'intermédiaire de son avocat, estime qu’il doit, désormais, lui-même, trouver un nouvel hébergement pour sa mère.