La Marine saisit 838 kg de cocaïne

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La Marine saisit 838 kg de cocaïne
La Marine française a intercepté un "go-fast" au large du Panama.@ Marine Nationale
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INFO E1 - Une frégate française de surveillance a intercepté un "go-fast" au large du Panama.

838 kilos. C'est la quantité de cocaïne saisie le 30 novembre dernier par la frégate française de surveillance de la Marine française "Ventôse ", sur une embarcation rapide au large du Panama, révélait mercredi Europe 1. Le procureur de Fort-de-France est depuis revenu en détails sur les circonstances de cette opération spectaculaire.

Un go-fast chargé de drogue

L'action se déroule en pleine nuit, au beau milieu de la mer des Caraïbes. Un avion de patrouille américain repère un "go fast ", un bateau puissant susceptible d'être chargé de drogue. Les Américains préviennent alors la Marine française dont les forces sont justement déployées dans la zone dans le cadre d'une action de lutte contre le narcotrafic, nommée "Martillo" et menée en coordination avec les États-Unis.

La frégate "Ventôse" s'engage alors à la poursuite des trafiquants. Dans le même temps, un hélicoptère Panther décolle de la frégate et rattrape le hors-bord. Les militaires intiment alors l'ordre de s'arrêter aux occupants du bateau mais ces derniers refusent et continuent de foncer en haute mer. C'est à ce moment précis que le préfet de région, qui suit les opérations à distance, minute par minute, donne l'ordre d'ouvrir le feu. Depuis l'hélicoptère, un tireur d'élite vise et tire sur les puissants moteurs du bateau. Touché, le go-fast est stoppé net.

12 ballots jetés à la mer

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Aussitôt, les trois trafiquants vident le bateau et jettent en mer de gros ballots de cocaïne de 30 kilos chacun. Mais les militaires ont pu en repêcher l'essentiel : 28 ballots, soit 838 kilos. Lorsque l'on ajoute 12 autres ballots qui ont disparu, on obtient la quantité totale du chargement que convoyait le go-fast : 1.200 kilos de poudre.  

Les trois hommes interpellés à bord, vraisemblablement originaires d’Amérique du Sud, ont été placés en garde à vue depuis mercredi dans les locaux de l'antenne Caraïbes de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS).  Ils encourent une peine allant jusqu’à 30 ans de réclusion criminelle.