Le Conseil d'Etat confirme l'interdiction de la manif propalestinienne

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Le Conseil d'Etat confirme l'interdiction de la manif propalestinienne
@ REUTERS/Carlos Garcia Rawlin
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BIS REPETITA - Le tribunal administratif avait déjà rejeté le recours déposé par les organisateurs du rassemblement.

Pour eux, ce sera non. Le Conseil d'Etat a confirmé samedi la décision faite par la préfecture de police de Paris (PP) vendredi d'interdire la manifestation pro-palestienne prévue samedi dans la capitale. La semaine dernière une manifestation prévue par les mêmes organisateurs avait également été interdite. Elle s'était toutefois tenue à Barbès, où des heurts avaient éclaté avec les forces de l'ordre. Cette fois, le rassemblement devait se tenir à 15 heures sur la place de la République, à Paris. Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve a appelé les organisateurs à "renoncer".

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Recours rejeté, la bataille se poursuit au Conseil d’État.  Les organisateurs de la manifestation non-autorisée avaient déposé un recours devant le tribunal administratif pour que soit levée cette interdiction. "J'introduis un mémoire en référé-liberté auprès du tribunal administratif de Paris", avait indiqué Me Hosni Maati, avocat des organisateurs. "On épuisera tous les recours juridiques", avait ajouté Omar Alsoumi, membre du Palestinian Youth movement, l'un des organisateurs de cette manifestation aux côtés notamment du NPA et du Parti des Indigènes de la République (PIR).



Vendredi soir, le tribunal administratif de Paris a rejeté soir en procédure d'urgence ce recours."Requête rejetée: direction conseil d'Etat", a annoncé sur Twitter Me Hosni Maati, confirmant son intention de faire appel en urgence samedi devant la plus haute juridiction administrative du pays contre la décision de la préfecture, qui a argué de la nécessité de prévenir d'éventuels débordements.

"Les organisateurs "devaient négocier aujourd'hui". Omar Alsoumi a jugé cette interdiction "extrêmement grave". "Le gouvernement est en train d'interdire un droit fondamental", "il crée une division entre des citoyens qui seraient légitimes à s'exprimer et d'autres non", a-t-il estimé. Alain Pojolat, du NPA, s'est, pour sa part, dit "stupéfait" alors que les organisateurs "devaient négocier aujourd'hui un parcours de manifestation". "Les arguments, c'est qu'il y aurait beaucoup de monde et qu'on serait incapables d'encadrer la manif" or "on aurait pu avoir 200 personnes pour le service d'ordre", a-t-il affirmé.

"Un trajet a haut risque". Face à cette interdiction, les organisateurs semblent être déterminer à manifester. "Le cas de figure est le même : on ira manifester" même si le rassemblement est interdit, avait indiqué dimanche Alain Pojolat, membre du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), qui figure aux côtés des organisations pro-palestiniennes.

De son côté, Bernard Cazeneuve a appelé les organisateurs à "renoncer". "On sait à quels débordements a conduit la manifestation de samedi dernier", a-t-il rappelé, évoquant un "trajet à haut risque" proposé par les organisateurs.

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Pas le même traitement que mercredi. Mercredi une manifestation pro-palestinienne a été autorisée. Les organisateurs s'étaient en effet montrés coopératifs avec les autorités, acceptant par exemple d'en assurer en partie la sécurité et de changer le parcours.