La maison des Ligonnès à vendre ?

  • A
  • A
La maison des Ligonnès à vendre ?
@ MAXPPP
Partagez sur :

La demeure nantaise de la famille a été vidée cette semaine, un an après le drame.

Une page se tourne à Nantes, un an après le quintuple meurtre Ligonnès. Mercredi et jeudi, quatre déménageurs mandatés par un huissier ont vidé chacune des pièces de la maison du 55, boulevard Schuman.

Meubles et effets personnels des défunts locataires ont été portés dans une déchetterie. Cette opération se fait dans l'optique d'une possible mise en vente de la maison par les héritiers du propriétaire, selon France 3 Pays-de-la-Loire.

Mercredi, plusieurs hommes d'une entreprise qui souhaite garder l'anonymat ont chargé sans discontinuer dans un camion de location des sacs poubelles et des objets divers, tuyaux d'arrosage, pots de fleurs, sacs à dos de randonnée ou jeux de société.

"Clause de confidentialité"

Lucette, une passante, approuve la décision de vider les lieux. "A un moment donné, il faut prendre des décisions. Je ne vois pas pourquoi il faudrait conserver cette maison toujours fermée. Il faut regarder en avant, même si elle ne sera pas facile à vendre", prédit-elle au micro d'Europe 1.

Nounours, livres et cahiers de classe sont visibles à la fenêtre du premier étage, ouverte pour la première fois depuis la découverte des corps le 21 avril 2011. Les déménageurs avaient interdit l'accès de la maison, se disant liés par une "clause de confidentialité" à l'huissier qui a commandité l'opération.

Corps dissimulés sous la terrasse

Les enquêteurs de la police, entrés dans la maison le 21 avril 2011 sur alerte des voisins inquiets, ont découvert les corps d'Agnès Dupont de Ligonnès et de ses quatre enfants de 13 à 20 ans, dissimulés dans la terre sous la terrasse de la maison familiale.

Le principal suspect, mari et père des victimes, Xavier Dupont de Ligonnès, a été vu par un témoin le 15 avril 2011 à Roquebrune-sur-Argens (Var) et n'a jamais redonné signe de vie. Sa trace n'a pu être retrouvée, malgré un mandat d'arrêt international, 700 signalements recoupés, 2.200 procès-verbaux d'audition et d'investigations.