La lettre de Mediapart serait "fausse"
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C'est en tout cas ce qu'affirme le Conseil national de transition au pouvoir en Libye.

"La lettre est fausse et fabriquée". C'est en tout cas ce que pense Mustapha Abdeljalil, le chef du Conseil national de transition (CNT), au pouvoir en Libye depuis la chute de Mouammar Kadhafi. Cette affirmation vise à écarter tout soupçon de financement de la campagne de Nicolas Sarkozy par la Libye en 2007. C'est la publication d'une note sur le site d'information Mediapart qui a mis le feu aux poudres. La lettre mise en ligne le week-end dernier évoquait en effet la promesse d'un financement de quelque 50 millions d'euros au bénéfice de l'actuel président.

"Nous avons vu la lettre"

"Nous avons vu la lettre et nous n'avons retrouvé aucune référence à cette lettre dans les archives libyennes", a ajouté Mustapha Abdeljalil. Deux anciens dignitaires libyens, dont l'ex-chef des services de renseignements extérieurs de Kadhafi, Moussa Koussa, en exil à Doha, ont également affirmé que ce document était un faux.

A quelques jours du second tour de la présidentielle en France, la publication de cette note a provoqué une tempête politique dans l'Hexagone. Dénonçant une "infamie", le président sortant a porté plainte contre le site Mediapart pour "faux et usage de faux". Ce qui a conduit le parquet de Paris à ouvrir une enquête, toujours en cours.