La France a ses internautes à l'oeil

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La France a ses internautes à l'oeil
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Les demandes de renseignements des autorités françaises en hausse de 27% en six mois.

Renseignements sur des utilisateurs, suppressions de contenus : les demandes des autorités françaises auprès de Google sont en forte hausse au dernier semestre. Ces données sont issues du dernier rapport de transparence du géant de Moutain View rendu public mardi.

Entre janvier et juin 2011, il y a eu 1.300 demandes de renseignements sur les utilisateurs des services de Google et de Youtube, formulées majoritairement dans le cadre d'enquêtes criminelles. C'est 27% de plus que le semestre précédent. En tout, 1.622 comptes ou utilisateurs étaient concernés.

La moitié des demandes non légitimes

La France devient ainsi le troisième pays en nombre de demandes de renseignements derrière les Etats-Unis et l'Inde.

Il est à noter que seulement 48% des demandes de renseignements des autorités françaises ont été satisfaites intégralement ou en partie par Google. L'entreprise américaine affirme s'assurer que chaque requête "est conforme à l'esprit et à la lettre de la loi". Ce qui sous-entend qu'une grosse moitié des demandes françaises ne seraient pas légitimes. Un chiffre important par rapport aux autres grands pays occidentaux.

Suppressions de contenus

En matière de demandes de suppressions de contenus (comme des résultats de recherche, des contenus sur les forums Google Groupes ou des vidéos Youtube), les autorités françaises sont plus mesurées. Les tribunaux français ont envoyé à Google neuf demandes de suppressions portant sur 250 éléments litigieux.  

78% de ces demandes ont été effectives partiellement ou totalement. Dans la quasi-totalité des cas, il s'agissait d'affaires de diffamation. D'ailleurs, Google précise qu'une "seule ordonnance de tribunal a entraîné la suppression de 180 éléments de Google Groupes, relatifs à un cas de diffamation à l'encontre d'un homme et de sa femme".

Dans ce domaine, la France passe à la neuvième place mondiale pour le nombre d'éléments dont la suppression avait été réclamée. Au dernier semestre, on retrouve au trois premières places l'Allemagne, la Norvège et les Etats-Unis.