La fille d’une ex-patiente accuse Krombach

  • A
  • A
La fille d’une ex-patiente accuse Krombach
@ MAXPPP
Partagez sur :

Elle accuse le Dr Krombach, jugé à Paris pour la mort de sa belle-fille Kalinka, d’agression sexuelle.

"J'était tellement choquée, je ne pouvais pas réagir. On se connaissait depuis des années, c'était une personne de confiance, je ne pouvais pas y croire", a raconté Svenja Mauer ce jeudi devant la cour d’assises de Paris chargée de juger le Dr Krombach suspecté du meurtre de sa belle-fille Kalinka.

Aujourd’hui âgée de 42 ans, Svenja Mauer est visiblement toujours très choquée des violences sexuelles qu’elle dit avoir subies, lors d’un voyage en France, de la part du Dr Krombach au milieu des années 1980. Elle se souvient, le Dr Krombach était le médecin de sa mère, une femme très déstabilisée par son divorce : "elle le voyait trois à quatre fois par semaine. Il lui téléphonait tous les jours. Il avait pris l'ascendant sur toute la famille".

Le Dr Krombach n’avait pris qu’une seule chambre

Alors âgée de 16 ans, Svenja Mauer voit petit à petit Dieter Krombach jouer au père de substitution à tel point qu’il obtient l’autorisation de la mère de Svenja Mauer de l’emmener, elle et sa sœur en Camargue. C’est là que l’homme aurait dévoilé son vrai visage. En France, il ne loue qu’une seule chambre et insiste pour dormir avec Svenja Mauer. Il lui aurait alors fait subir une pénétration digitale après s’être frotté, nu, contre la jeune fille « abasourdie ». Le Dr Krombach aurait réitéré son geste une seconde nuit quelques mois plus tard lors d’un voyage à Londres.

"Pourquoi avoir fait subir ça à des jeunes filles ?" 

Ce n’est que dix après les faits supposés en 1997 que Svenja Mauer porte plainte. C’est la condamnation en Allemagne de Dieter Krombach pour le viol d'une patiente de 16 ans, endormie par une anesthésie qui motive sa plainte. "Alors j'ai eu le courage de le faire (...) Personne ne m'aurait crue avant, c'est ce que je pensais à l'époque, j'ai refoulé" a expliqué Svenja Mauer devant la cour d’assise de Paris. Après sa plainte, elle apprend par courrier que les faits son prescrits. "De nouveau, j'ai senti qu'on ne me prenait pas au sérieux" a-t-elle confié avant d’interpeller directement le Dr Krombach, sans pour autant le regarder : "Pourquoi avoir fait subir ça à des jeunes filles ?" Et Dieter Krombach de répondre "Je n'ai pas eu de rapports avec les sœurs Mauer", qualifiant les propos de Svenja Mauer de mensongers.