La cocaïne continue de se banaliser

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La cocaïne continue de se banaliser
@ Reuters
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Une étude révèle le succès croissant de la cocaïne et surtout l’accès toujours plus facile à la drogue.

Le dernier rapport de l’observatoire français des drogues et toxicomanie (OFDT) fait le bilan des dix dernières années en matière de consommation de stupéfiants en France. Il en ressort que la cocaïne se banalise, mais aussi que l’accès aux drogues en général est toujours plus facile.

La cocaïne séduit une population de plus en plus jeune. L'étude montre qu'en l’espace d’une décennie, le taux d’expérimentation de cocaïne chez les 18-44 ans a triplé pour arriver aujourd’hui à près de 4%. La consommation de poudre blanche n’est plus seulement observée dans les milieux festifs ou toxicomanes, elle concerne tous les "profils", que ce soit en ville ou à la campagne.

Trouver de la drogue est devenu un jeu d’enfant

Si la consommation de cocaïne progresse parmi toutes les catégories sociales, c’est parce qu’il est de plus en plus facile de s’en procurer. Ancienne toxicomane, Alice a pris sa première ligne de cocaïne à la sortie de l’adolescence. Aujourd'hui âgée de 34 ans, elle s'inquiète de la banalisation du produit et a même décidé de s'investir dans la prévention et le soin.

"Je suis vraiment choquée par la banalisation et l’accessibilité du produit", confie Alice :

Après une décennie de croissance, la consommation de cannabis s’est stabilisée mais à un niveau élevé, ce qui pousse l’OFDT à parler d’enracinement de cette drogue.

Parmi les "phénomènes à surveiller", l'OFDT insiste sur la hausse de l'usage au sein de certains groupes de la kétamine, un dérivé d’anesthésiant pour cheval dont la consommation peut avoir des conséquences dramatiques : comas, hallucinations ou troubles psychiatriques font partie des risques.