L’obésité, un fléau pour 19% des jeunes

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L’obésité, un fléau pour 19% des jeunes
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En cause pour ces jeunes dans la tranche 15-25 ans : de mauvaises habitudes alimentaires.

Repas devant un écran, grignotage, repas sautés ou avalés à toute vitesse, budget réduit consacré à l'alimentation, etc. Les mauvaises habitudes alimentaires se répandent parmi les 15-25 ans, souligne une enquête Ipsos commandée par la société conseil dans le domaine social Doing Good Doing Well, et rendue publique jeudi. Et le danger est réel : près d'un jeune sur cinq (19%) est en surpoids ou obèse, soit près de 2 millions de jeunes Français. En 1995, seuls 8% étaient concernés.

Pire, parmi ces 19%, trois sur dix n'en ont pas conscience puisqu'ils s'estiment minces ou de corpulence normale. En cause, de mauvaises habitudes qu’Europe1.fr vous liste pour mieux les bannir.

• Ils grignotent. Plus d'un jeune sur trois reconnaît qu'en cas de stress, il lui arrive de grignoter toute la journée. Et lorsqu’un jeune grignote, il est rare qu’il mange une pomme, préférant par exemple les barres chocolatées.

Ils ne respectent pas la règle des cinq fruits et légumes. Le slogan est connu mais peu pratiqué. 38% seulement déclarent consommer quotidiennement à la fois des fruits et des légumes.

Ils négligent la qualité. L'alimentation n'est pas un poste de dépenses prioritaire chez les jeunes : plus d'un sur quatre est prêt à sacrifier la qualité et la quantité de son alimentation au profit de son habillement (31%) ou de la téléphonie mobile (25%).

Ils désacralisent les repas. 54% des jeunes disent ne pas manger à heure fixe au moins un repas sur deux. Ils consacrent par ailleurs peu de temps à leurs repas : 9 minutes pour le petit-déjeuner, 24 minutes pour le déjeuner, 27 minutes pour le dîner. Or manger trop vite, c’est l’assurance d’une digestion compliquée et d’un retour de la faim plus précoce.

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…ou ne mangent tout simplement pas. 48% "zappent" carrément le petit-déjeuner au moins un matin sur deux. A chaque écart, l’organisme se dérègle et modifie les sensations de satiété. Par ailleurs, la vie professionnelle contraint fréquemment 59% des jeunes à déjeuner sur le pouce et, pour 32% d'entre eux, à sauter la pause déjeuner.

Ils évitent de trop bouger. La sédentarité aggrave les risques de surpoids et d'obésité: plus d'un jeune sur trois déclare ne pas faire de sport (38%). Cette tendance se renforce parmi les classes les plus défavorisées : 47% des jeunes issus de foyers modestes ne font pas du tout de sport, contre seulement 27% parmi les enfants de familles plus aisées.

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Ils peuvent bouder l’eau. 23% boivent "souvent" des sodas pendant les repas contre seulement un sur six qui dit boire "très souvent" de l'eau. Problème : une canette de Coca-Cola contient par exemple l’équivalent de six à sept morceaux de sucre.

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Ils mangent devant un écran. 61% des jeunes âgés de 15 à 25 ans mangent leur repas devant un écran, au moins une fois sur deux. Pas idéal pour faire attention à la qualité et à la quantité de ce qu’on ingère.

Cette étude confirme par ailleurs une donnée déjà identifiée en France et à l’étranger : plus on est pauvre, plus on risque d’être obèse ou de le devenir. Dans les familles aisées (revenu net mensuel supérieur à 3.000 euros), seul un enfant sur dix est en surpoids ou obèse. En revanche, ils sont un sur quatre dans les familles les plus modestes (revenu net mensuel inférieur à 1.250 euros).

Enquête Ipsos commandée par la société conseil dans le domaine social Doing Good Doing Well et réalisée 15 au 25 septembre auprès d'un échantillon représentatif de 1.000 jeunes âgés de 15 à 25 ans, interrogés  via l'Access Panel Online d'Ipsos. Méthode des quotas.