L'ex-Femen Amina renvoyée au tribunal pour une agression

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L'ex-Femen Amina renvoyée au tribunal pour une agression
L'ex-Femen Amina a été placée en garde à vue à Paris.@ REUTERS
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REBONDISSEMENT - L'ex-Femen tunisienne, placée en garde à vue après une rixe avec une femme voilée à Paris, devra comparaître au tribunal correctionnel. 

Les faits se sont produits sur la place de la Bastille, en plein Paris. Mercredi soir, l'ex-Femen tunienne Amina Sboui a été placée en garde à vue après une rixe avec un couple dont la femme portait le voile. Relâchée jeudi soir, elle devra comparaître au tribunal correctionnel pour violences en état d'ébriété.

Accusée d'agression sur une femme voilée. Peu avant 23h, Amina Sboui et son compagnon croisent un couple sur la place de la Bastille, dont "la femme porte le voile". Des insultes auraient alors fusé de la part de l'ancienne Femen, qui aurait agressé la femme voilée, déclenchant une rixe entre les deux couples. Prévenus, les policiers se rendent sur place et interpellent Amina et son compagnon avant de les placer en garde à vue dans les locaux du commissariat du XIe arrondissement parisien.

La version de l'avocat. Pour l'avocat d'Amina Sboui, Me Martin Pradel, c'est au contraire sa cliente qui a "été agressée physiquement". Après leur garde à vue, l'ex-Femen et l'une des personnes qui l'accompagnaient ont toutes deux fait l'objet d'une convocation ultérieure devant le tribunal correctionnel pour violences volontaires aggravées, notamment par l'état d'ébriété. "J'envisage très sérieusement de faire citer au tribunal les personnes qui l'ont frappée et qui se présentent comme des victimes", a de son côté indiqué l'avocat.

Bientôt jugée pour "dénonciation mensongère". Le 15 juillet, Amina Sboui, qui avait décidé de quitter le mouvement Femen en l'accusant d'"islamophobie", avait été déjà été placée en garde à vue à Paris. Dans cette affaire, elle était soupçonnée d'avoir menti au sujet d'une agression dont elle avait dit avoir été victime au début du mois. Elle avait porté plainte le 7 juillet affirmant avoir été agressée la veille à Paris par cinq 'islamistes' qui, selon ses dires, avaient entrepris de lui raser les cheveux et les sourcils. Elle doit être jugée en octobre pour dénonciation mensongère.

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