L'Elysée fait débloquer 3 dépôts

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L'Elysée fait débloquer 3 dépôts
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La décision de débloquer des dépôts pétroliers a été prise par Nicolas Sarkozy.

Face au durcissement de la mobilisation contre la réforme des retraites, l'Elysée reprend la main. Pour preuve, la décision de débloquer des dépôts pétroliers, a été prise directement par le chef de l'Etat.

Nicolas Sarkozy, François Fillon, les ministres Brice Hortefeux et Eric Woerth ainsi que les conseillers présidentiels Claude Guéant et Raymond Soubie se sont, en effet, réunis jeudi à l'Elysée. A la demande expresse du président, ordre a alors été donné de débloquer trois dépôts pétroliers jugés stratégiques pour éviter la pénurie, selon les informations révélées par Europe 1.

"On ne peut pas se permettre une pénurie"

"On ne peut pas se permettre une pénurie d’essence. Il faut penser à toutes celles et tous ceux d’entre nous qui ont besoin de se déplacer professionnellement, familialement pendant la fin de semaine, aux entreprises, aux transporteurs routiers, enfin tout ce qui fait la vie de notre pays. D’où cette décision", a confirmé, au micro d'Europe 1, Dominique Bussereau, le ministre des Transports. Qui avait pourtant écarté la veille tout risque de pénurie précisément.

3 dépôts jugés stratégiques

Conséquence directe : le dépôt pétrolier de Fos-sur-Mer, dans les Bouches-du-Rhône, un site qui alimente la plupart des stations-service du Sud, a été débloqué vendredi au petit matin par les CRS. L’évacuation s’est déroulée dans le calme, d'après la préfecture comme les syndicats, selon les informations recueillies par Europe 1.

En Gironde, le dépôt pétrolier de Bassens a lui aussi été débloqué vendredi matin à 7 heures, sans l'intervention des forces de l'ordre. C'est le préfet de région qui s'est déplacé pour discuter avec les grévistes.

Le dépôt de Cournon-d'Auvergne, dans le Puy-de-Dôme, a lui été évacué par les forces de l'ordre. "Les grévistes sont tous partis. Ils ont enlevé leur matériel et démonté leur tentes", devant l'entrée du dépôt, a ajouté la police sans plus de précisions.

Pas de pénurie dans le sud-est

Le gouvernement avait autorisé jeudi les distributeurs de carburant à puiser dans leurs réserves, face à un surcroît de demande en raison du blocage d'une majorité de raffineries. Toutes ces mesures permettent d'écarter la crainte d'une "pénurie en produits raffinés à moyen terme" dans le sud-est du pays, a annoncé dans un communiqué Michel Sappin, préfet de la zone de défense et de sécurité sud et du département des Bouches-du-Rhône. "Dans ce contexte, il n'est pas prévu de prendre des arrêtés de rationnement à la pompe" dans cette zone, ajoute le préfet.