L’ancien maire de Vence jugé en appel

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L’ancien maire de Vence jugé en appel
Christian Iacono, l'ancien maire de Vence, a rendez-vous devant la justice à partir de lundi.@ MAXPPP
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Accusé de viol par son petit-fils, il est rejugé à depuis lundi à Aix-en-Provence.

En première instance, il avait été condamné à neuf ans de prison. L'ancien maire de Vence, dans les Alpes-Maritimes, a commencé à comparaître en appel lundi après-midi devant la cour d'assises d'Aix-en-Provence, pour soupçons de viol commis sur son petit-fils.

"Que la justice reconnaisse son innocence"

Christian Iacono, qui exerçait la profession de médecin radiologiste, n'a pas cessé de clamer son innocence depuis le début de l’affaire. Agé aujourd’hui de 76 ans et catholique pratiquant, "il souhaite que la justice reconnaisse sa parfaite et totale innocence", a indiqué l'un de ses avocats, Me Gérard Baudoux. Arrivé libre à la cour lundi, Christian Iacono s'est dit "confiant" dans l'issue du procès.

Ce notable de Vence avait été condamné en avril 2009 par la Cour d'assises des Alpes-Maritimes pour des agressions sexuelles sur son petit-fils, entre 1996 et 1998. A cette époque, le garçon était âgé de 5 à 8 ans et passait des vacances dans la villa familiale, à Vence.

L'accusation repose sur des rapports d'expert signalant l'existence, sur le corps de l'enfant, de cicatrices indicatives de sévices sexuels ainsi que sur les déclarations réitérées du petit Gabriel, jugées cohérentes et crédibles par les experts.

Un conflit familial ?

Agé de 18 ans, lors de la dernière audience, Gabriel avait encore lancé à son grand-père, droit dans les yeux : "Si tu veux mourir en paix, c'est le moment de passer aux aveux". Mais Christian Iacono était alors resté muet.

Christian Iacono a démissionné de son mandat de maire, sous la menace de révocation brandie par le préfet, après sa condamnation. Il a été remis en liberté sous contrôle judiciaire, contre caution, en octobre 2009 et reste aujourd’hui conseiller municipal.

L’ancien premier magistrat de Vence a affirmé à plusieurs reprises, en première instance, qu’il estimait que son fils - avec lequel il était en conflit depuis de nombreuses années - avait manipulé Gabriel pour lui faire proférer les accusations qui l'ont conduit aux assises.

Une marche arrière du petit-fils

Lors du premier procès, à Nice, le petit-fils de Christian Iacono était revenu sur ses aveux à propos de son accusation sur un hôtelier, Jean-Jacques Baly. Il l’incriminait d'avoir procédé à des caresses et attouchements en présence de son grand-père. Finalement, Gabriel a admis, devant la Cour, qu'il n'était pas totalement certain que ce soit bien cet homme qui ait procédé aux attouchements.

Le procès se tient jusqu'au 25 février.