L’amant au coeur du procès Viguier

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L’amant au coeur du procès Viguier
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D'après des écoutes, non diffusées en 1ère instance, il apparaît très présent en coulisse.

Pour la première fois dans le procès de Jacques Viguier, plusieurs enregistrements téléphoniques gênants pour l'amant de sa femme, Olivier Durandet, ont été diffusés devant la cour d'assises du Tarn à Albi.

D'après ces écoutes téléphoniques, Olivier Durandet a tenté d’influencer des proches avant qu'ils ne soient interrogés par la police.

A un baby-sitter des trois enfants Viguier, il aurait ainsi conseillé de ne pas évoquer devant les enquêteurs le fait que Jacques Viguier faisait du jogging. L’accusé affirme en effet que le dimanche 27 février au matin (jour de la disparition de Suzanne Viguier) il est allé courir, alors que l'accusation pense que c'est à ce moment-là qu'il en a profité pour faire disparaître le corps de sa femme.

A une autre baby-sitter occasionnelle et son ami, il aurait également recommandé, en 2000, de ne pas mentionner le passage dans la maison Viguier d'un "mec pas très, très net". "Il ne faudrait pas qu'on croit qu'il a fait quelque chose à Suzi", précisait-il alors.

Olivier Durandet ne doit être entendu que le 15 mars. Pourtant, plusieurs témoins ont reconnu l’avoir vu lundi à Albi. Or, un témoin n'a pas le droit d'entrer en contact avec d'autres témoins avant son audition. L'avocat du professeur de droit toulousain, Eric Dupond-Moretti, s'en est d’ailleurs ému auprès du président de la cour d'assises.

Accusé du meurtre de sa femme, dont le cadavre n'a jamais été retrouvé, Jacques Viguier a été acquitté en avril 2009, par la cour d'assises de Haute-Garonne.